Législatives : Taubira, ministre de la Justice, ne se représente pas en Guyane

Après la ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, la députée sortante de Guyane renonce elle aussi à briguer un siège à l'Assemblée nationale.

La ministre de la Justice, Christiane Taubira le 17 mai 2012, à Paris.
La ministre de la Justice, Christiane Taubira le 17 mai 2012, à Paris. (BERTRAND GUAY / AFP)

Après Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement, la députée sortante de Guyane, Christiane Taubira renonce elle aussi à briguer un siège à l'Assemblée nationale. La nouvelle ministre de la Justice et Garde des Sceaux "ne sera pas candidate aux élections législatives" des 10 et 17 juin dans la 1ère circonscription de Guyane, a indiqué vendredi 18 mai Joël Pied, le secrétaire général de son mouvement politique à Cayenne.

"Christiane Taubira ne sera pas candidate et Walwari (éventail en amérindien), notre mouvement politique, a décidé de ne pas présenter de candidat aux législatives, préférant se consacrer aux échéances locales", a-t-il expliqué. Lors du second tour de l'élection présidentielle, le 6 mai, François Hollande l'a emporté dans cette circonscription avec 62,28%.

Deuxième membre du gouvernement à renoncer à se présenter

La Garde des Sceaux, députée sortante, est le deuxième membre du gouvernement Ayrault à renoncer à se présenter aux législatives. Vallaud-Belkacem devait se présenter dans une circonscription ardue de Lyon.

Mercredi soir, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a indiqué sur France 2 que tout ministre battu aux législatives devrait quitter le gouvernement. Sur les 34 ministres, 24 sont désormais candidats à la députation. Ayrault se présente lui aussi, en Loire-Atlantique.

Deux échecs pour prendre la mairie de Cayenne

Christian Taubira a été élue pour la première fois en 1993 dans la 1ère circonscription de Guyane puis réélue, avec de larges scores en 2002 et 2007. Au cours de la dernière mandature, elle siégeait à l'Assemblée comme apparentée PS, mais a aussi été dans sa carrière non inscrite et inscrite au groupe RCV (radicaux, verts, communiste).

Candidate du Parti radical de gauche (PRG) à la présidentielle de 2002 (2,32% des voix), elle a échoué, sur le plan local, à deux reprises en 1995 et 2001 à prendre la mairie de Cayenne. En 2010, elle a perdu le scrutin régional face à Rodolphe Alexandre, dissident socialiste soutenu par l'UMP.