Législatives : un candidat d'En marche ! dit avoir été maire d'un village de Moselle, il avoue avoir (un peu) menti

Frédéric Petit a affirmé avoir été maire du village de Maizery (Moselle), alors qu'il n'a été que deuxième adjoint. Mais il maintient qu'il a bien occupé le poste en remplacement du maire de l'époque, qui est mort durant son mandat.

En Marche Berlin présente le candidat de la 7e circonscription des Français de l\'étranger (Europe centrale et Balkans) aux législatives, sur sa page Facebook, le 13 mai 2017.
En Marche Berlin présente le candidat de la 7e circonscription des Français de l'étranger (Europe centrale et Balkans) aux législatives, sur sa page Facebook, le 13 mai 2017. (EN MARCHE BERLIN / FACEBOOK)

"Le maire... qui ne l'a jamais été." Voici comment Mediapart présente Frédéric Petit, candidat de La République en marche arrivé en tête du premier tour des élections législatives dans la 7e circonscription des Français de l'étranger (Europe centrale et Balkans). Dans un article publié mercredi 7 juin, le site rapporte que Frédéric Petit a menti sur son parcours. En cause, une publication sur Facebook, dans laquelle ce dernier affirme avoir été maire du village de Maizery, 200 habitants, en Moselle, dans les années 1990.

Problème dans ce CV : le maire actuel de la commune, Hervé Messin, affirme que Frédéric Petit n'a jamais occupé ce poste. "J'ai cherché dans les registres, explique à franceinfo Hervé Messin. Rien n'indique qu'il a été maire de la commune." "Monsieur Petit a été élu en 1995 au poste de deuxième adjoint, détaille-t-il. En juillet 2000, le maire, André Rossy, est mort. Monsieur Petit a peut-être géré certaines affaires courantes, jusqu'à l'élection d'un nouveau maire en 2001." Mais pour lui, une telle fonction de transition "ne vaut pas le poste de maire".

"C'est un raccourci de ma part, mea-culpa"

Effectivement, joint par franceinfo, Frédéric Petit l'admet : "C'est un raccourci de ma part. Mea-culpa." "Quand André Rossy est mort, on a téléphoné à la sous-préfecture pour savoir ce qu'on devait faire, explique-t-il à son tour. On m'a répondu que mon poste faisait fonction, de manière automatique, de maire en attendant une nouvelle élection. S'il y avait par exemple un mariage, je devais m'en occuper." Il précise n'avoir, pour ce travail, "touché aucune indemnité".

Frédéric Petit regrette l'utilisation que font ses adversaires de son erreur. "Ils plongent dessus", déplore-t-il. "Je cite cette expérience non par gloriole, mais pour montrer ma disponibilité à servir. C'est triste que ce soit la seule chose sur laquelle on m'interroge sur mon parcours", dénonce-t-il, citant ses expériences associatives, ou entrepreneuriales à l'étranger.