Assemblée : quatre députées de la majorité présidentielle dont Barbara Pompili prennent leurs distances avec le groupe Renaissance

Ces députées restent toutefois apparentées au groupe de la majorité présidentielle à l'Assemblée nationale.
Article rédigé par France Info
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Barbara Pompili, députée de la Somme. (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

Quatre députées de la majorité présidentielle passent du statut de membres du groupe Renaissance à l'Assemblée nationale à celui d'apparentées, selon une modification apportée jeudi 13 avril au Journal officiel, signe d'une prise de distance. Il s'agit des députées Mireille Clapot, élue dans la première circonscription de la Drôme depuis 2017, Stella Dupont, élue dans la deuxième circonscription du Maine-et-Loire depuis 2017, Barbara Pompili, élue dans la deuxième circonscription de la Somme depuis 2012, et Cécile Rilhac, élue dans la troisième circonscription du Val-d'Oise depuis 2017. Toutes sont membres du parti En Commun et elle resteront donc apparentées au groupe Renaissance. 

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Cette modification dans la composition du groupe Renaissance intervient en pleine douzième journée de mobilisation contre la réforme des retraites, et à la veille de la décision du Conseil constitutionnel sur cette réforme. Un "hasard du calendrier", assure Cécile Rilhac, jointe par franceinfo. Selon elle, cette décision est liée au choix de son parti, En Commun, composante de la majorité présidentielle, de ne pas fusionner avec Renaissance. "Nous avions fait savoir que, pour clarifier les choses, nous souhaitions passer apparentées. C'est ce qui vient donc d'être définitivement acté. Le timing politique peut prêter à des interprétations, c'est en fait pour nous, véritablement, juste une clarification."

Une ligne "différente" sur la réforme des retraites

"Nous avions en fait souhaité passer apparentées dès le mois de janvier", affirme Cécile Rilhac. À l'époque, "on était en plein début du débat sur les retraites, débat sur lequel nous avions exprimé déjà une ligne un peu différente". Barbara Pompili a notamment exprimé des réserves sur la réforme des retraites. "On ne peut pas faire une réforme contre la population", avait déclaré en janvier 2023 l'ancienne ministre de la Transition écologique du gouvernement de Jean Castex, de 2020 à 2022. "Nous avions, par la voix de notre présidente Barbara Pompili, souvent dit qu'en l'état, le texte ne nous convenait pas et qu'on s'abstiendrait, rappelle Cécile Rilhac. Nous n'avons pas voulu ajouter de la confusion à la confusion à ce moment-là. Aujourd'hui, les choses sont claires." Après le 49.3 déclenché par la Première ministre, Élisabeth Borne, "la séquence retraites, pour nous les parlementaires, est close aujourd'hui".

Quant aux cadres du groupe Renaissance, "c'est vrai qu'ils auraient préféré peut-être qu'on ne le fasse pas là, maintenant, mais c'est ce que nous avons expliqué à notre présidente [Aurore Bergé] : ce n'est jamais le bon moment". "Ça aurait été à un autre moment, il y aurait peut-être quelque chose d'autre qui se serait passé", fait-elle valoir. "Pour nous, c'est un non-évènement", assure-t-elle.

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