VIDEO. Loi antiterroriste : une députée de La France insoumise souligne qu'un comportement sexiste n'est pas forcément un signe de radicalisation

La députée de Paris Danièle Obono était interrogée sur l'opportunité qu'il y aurait à renvoyer un chauffeur de bus qui refuserait de prendre le volant à la suite d'une femme.

La députée de La France insoumise Danièle Obono, le 3 juillet 2017, à Paris lors d\'un rassemblement de son mouvement.
La députée de La France insoumise Danièle Obono, le 3 juillet 2017, à Paris lors d'un rassemblement de son mouvement. (JULIEN MATTIA / NURPHOTO / AFP)

"Un signe de discrimination" plus que de "radicalisation". La députée La France insoumise de Paris Danièle Obono a appelé à la prudence, dimanche 1er octobre, avant de désigner des comportements "radicalisés". Invitée de BFMTV, l'élue a estimé que des comportements discriminatoires, et notamment sexistes, pouvaient être le fait de quelqu'un de "religieux, ou pas croyant". Elle était interrogée sur l'opportunité qu'il y aurait à renvoyer un chauffeur de bus qui refuserait de prendre le volant à la suite d'une femme.

"On peut être sexiste et religieux, ou pas croyant"

"Est-ce que je crois que quelqu'un qui refuse de conduire un bus après une femme doit être mis sur écoute, perquisitionné, mis en centre de rétention, comme le proposaient y compris des députés de la droite ? Non, s'est exclamée Danièle Obono. Est-ce que des pratiques discriminatoires signifient ou ont un lien avec le terrorisme ? Non, je ne le crois pas."

Et la députée de s'interroger un peu plus à propos du projet de loi antiterroriste qui doit être adopté mardi à l'Assemblée et contre lequel les députés "insoumis" devraient voter : "Qu'est-ce que ça a à voir avec la loi antiterroriste ? (…) Est-ce que c'est le signe d'une radicalisation qui signifie que cette personne doit être soumise à l'exception de l'état d'urgence telle qu'elle est dans la loi ? (…) Quelqu'un qui refuse ce que vous dites là, est-ce que c'est le signe d'une radicalisation ? (...) Je ne sais pas (...) On peut être sexiste et religieux, ou pas croyant."

Marine Le Pen juge ces propos "irresponsables"

Ces déclarations ont suscité des réactions indignées sur les réseaux sociaux. La présidente du Front national, Marine Le Pen, a estimé sur Twitter que "ces propos irresponsables contribuent à minimiser la montée de l'islam radical dans notre pays".