Noël Mamère annonce qu'il quitte "Le Média" en raison de "l'atmosphère" autour du départ d'Aude Rossigneux

L’ancien député EELV Noël Mamère avait rejoint la webtélé créée par des proches de la France insoumise. Il annonce lundi à France Culture qu'il quitte Le Média.

Noël Mamère, à Paris, le 2 novembre 2015.
Noël Mamère, à Paris, le 2 novembre 2015. (AFP)

Encore un départ au sein de la webtélé Le Média, initiée par des proches de La France insoumise. Noël Mamère annonce lundi 26 février à France Culture qu'il la quitte en raison de "l'atmosphère" autour du départ d'Aude Rossigneux et de "raisons journalistiques" dans le traitement du conflit syrien. 

L'ancien député-maire EELV de Bègles (Gironde) "considère que la tournure qu'est en train de prendre cette confrontation entre des patrons de presse et une de leurs employés, ne lui plaît pas." Il explique être "venu librement au Média pour procéder à ces interviews", qu' il a "pu exercer d'ailleurs de manière très libre."

Je ne suis pas venu pour me retrouver dans cette atmosphère que je déplore et qui me contrarie beaucoup.Noël Mamère à France Culture

L'écologiste a donc décidé "d'interrompre" sa collaboration au Média. La présentatrice du journal de 20h sur le pure player, Aude Rossigneux, a été "évincée" du "Média" samedi dernier. La journaliste a dénoncé "un traitement d'une violence et d'une brutalité qui [la] laisse dans un état de sidération".

Par ailleurs, Noël Mamère avance une "raison journalistique" pour justifier son départ. Il explique avoir vu le journal du Média de vendredi, et "ce qui a été dit par le correspondant libanais du Média sur le conflit syrien". Claude El Khal avait expliqué que la webtélé ne souhaitait montrer aucune image des bombardements sur l'enclave rebelle de la Ghouta orientale . "Nous ne sommes pas là pour faire du sensationnalisme, mais de l'information", avait défendu Claude El Khal, "cette guerre est sanglante. Nous ne souhaitons pas y participer", précisait-il.

"Boucher de Damas"

Ces propos ont choqué Noël Mamère. "Moi je n'accepte pas qu'on établisse un parallèle dans le conflit syrien meurtrier, entre les responsabilités du 'boucher de Damas' et celles de ses opposants, a réagi l'ancien député. C'est donc une raison supplémentaire pour moi de ne pas continuer dans la mesure où ces interviews auxquelles je procède seront partie intégrante du journal", a-t-il détaillé sur France Culture.

L’ancien député-maire écologiste de Bègles (Gironde) avait rejoint Le Média en novembre. Il disait renouer avec son ancien métier de journaliste de manière "bénévole", comme le souligne Le Média sur son site internet.