Accusations contre Eric Coquerel : la militante Sophie Tissier déclare avoir saisi le comité contre les violences sexuelles de LFI après des "gestes déplacés"

Sophie Tissier, ancienne proche du Parti de gauche, estime que l'élu de la France insoumise a eu "des gestes déplacés" lors d'une soirée, en 2014.

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France Télévisions
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Le député de La France insoumise Eric Coquerel à l'Assemblée nationale, le 20 février 2018. (ARTHUR NICHOLAS ORCHARD / HANS LUCAS / AFP)

C'est l'une des femmes qui a témoigné contre Eric Coquerel. Sophie Tissier, une ancienne proche du Parti du gauche et figure des "gilets jaunes", a annoncé dimanche 3 juillet, avoir saisi dans la matinée le comité de suivi contre les violences sexistes et sexuelles de La France insoumise. "Je ne veux pas minimiser les faits. Ce n'était pas une agression physique violente, mais c'était quand même des gestes déplacés", a-t-elle déclaré auprès de franceinfo, confirmant une information de BFMTV.

Dans un article publié samedi par Mediapart (article abonnés), Sophie Tissier raconte avoir dansé avec Eric Coquerel dans une soirée, en 2014. Elle affirme que celui-ci a eu "la main baladeuse toute la soirée" et évoque "plusieurs SMS" de la part d'Eric Coquerel pour qu'ils rentrent ensemble. "Il a dépassé largement les bornes", juge-t-elle auprès de franceinfo. Sophie Tissier avait déjà témoigné anonymement dans un article du magazine Causette publié en 2018. 

"Puisqu'il faut en arriver à saisir, je saisis"

A l'époque, Sophie Tissier avait expliqué ne pas avoir souhaité saisir la cellule de LFI car "ce n'était pas suffisamment grave", estimait-elle auprès de Mediapart. "J'ai vu que tout le monde disait que la cellule n'avait pas été saisie, que ce n'était que des 'on dit'. Alors, puisqu'il faut en arriver à saisir, je saisis", justifie-t-elle désormais auprès de franceinfo. 

Auprès de Mediapart, Eric Coquerel reconnaît simplement un "flirt". Dans une tribune au Journal du dimanche, publiée samedi soir, le député de Seine-Saint-Denis évoque des "rumeurs infondées""Je fais cette tribune pour affirmer que je n'ai jamais exercé une violence ou une contrainte physique ou psychique pour obtenir un rapport, ce qui caractérise la porte d'entrée d'un comportement délictuel dans le domaine des violences sexistes et sexuelles", écrit-il.

Sur BFMTV, la députée LFI Danièle Obono a confirmé dimanche que le comité de suivi du mouvement a bien été saisi "et va voir quelles sont les caractéristiques qui sont dans ce signalement".

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