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L'association payante entre Luc Chatel et un cabinet de conseil

Le "Canard Enchaîné" affirme que le député UMP a touché, depuis 2012, près de 250 000 euros d'honoraires de la part d'un groupe à qui il avait confié de nombreuses missions lorsqu'il était ministre.

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Le secrétaire général de l'UMP par intérim Luc Chatel, le 8 juillet 2014 au siège du parti, à Paris. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

Entre Luc Chatel et le Boston Consulting Group (BCG), c'est une affaire qui roule. Dans son édition du mercredi 13 août, le Canard enchaîné révèle que le député UMP de Haute-Marne a touché depuis le début de son mandat près de 250 000 euros d'honoraires de la part de ce cabinet de conseil, à qui il avait confié de nombreuses missions lorsqu'il était ministre de François Fillon.

L'hebdomadaire a commencé son enquête en consultant la déclaration d'intérêts de Luc Chatel, publiée à la fin juillet par la Haute autorité pour la transparence de la vie publique. Le député UMP y reconnaît avoir été rémunéré à hauteur de 234 135 euros depuis mai 2012 pour plusieurs missions de "conseil et accompagnement en stratégie".

Extrait de la déclaration d'intérêts du député UMP Luc Chatel, publiée le 24 juillet 2014 par la Haute autorité pour la transparence de la vie publique. (HAUTE AUTORITÉ POUR LA TRANSPARENCE DE LA VIE PUBLIQUE)

 

Quatre contrats entre 2008 et 2012

Ces sommes, indique le Canard, ont été versées à la société personnelle de l'ancien ministre par l'entreprise américaine Boston Consulting Group, qui conseille régulièrement de grandes entreprises du CAC 40. Luc Chatel en connait les responsables depuis 2006, date à laquelle BCG a été sollicité par l'UMP pour élaborer le programme présidentiel de Nicolas Sarkozy.

Entré au gouvernement après la victoire de son camp en mai 2007, Chatel confie à quatre reprises la rédaction de rapports commandés par son ministère à BCG. Seul le dernier, daté de janvier 2012, a fait l'objet d'un appel d'offres : ce contrat est estimé, selon les documents consultés par l'hebdomadaire, entre 90 000 et 130 000 euros hors taxes.

Interrogé par le Canard enchaîné sur cet échange de bons procédés, l'ancien ministre de l'Education dit ne se souvenir que d'un contrat passé avec BCG en 2008. Il ajoute, en outre, avoir suspendu les activités de sa société personnelle depuis qu'il a été désigné secrétaire général de l'UMP par intérim, en juin 2014.

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