Mort de Jacques Chirac : "Il y avait beaucoup de dignité, il n'y avait pas de laisser-aller", se souvient Jacques Vendroux

Jacques Vendroux, ancien directeur des sports de Radio France, neveu du général de Gaulle, a bien connu Jacques Chirac, décédé jeudi. 

Jacques Vendroux, ancien directeur des sports de Radio France.
Jacques Vendroux, ancien directeur des sports de Radio France. (JEAN-CHRISTOPHE BOURDILLAT / RADIO FRANCE)

L'ancien président de la République Jacques Chirac est mort jeudi 26 septembre matin à l'âge de 86 ans. Jacques Vendroux, ancien directeur des sports de Radio France, neveu du général de Gaulle, l'a bien connu.

>> Retrouvez notre direct sur la mort de Jacques Chirac

"J'ai beaucoup de peine parce qu'en même temps je pense à mon père, à mon grand-père qui l'aimaient beaucoup. Je pense à Bernadette, à Claude Chirac, explique, ému, Jacques Vendroux. Claude Chirac est une héroïne. Elle s'est occupée de son père jusqu'au dernier moment." Jacques Vendroux a vu Jacques Chirac à son domicile il y a trois mois, à Paris, rue de Tournon (6e arrondissement).

Il y avait toujours beaucoup de dignité dans la famille. Il était toujours bien habillé, il n'y avait pas de laisser-aller.Jacques Vendrouxà franceinfo

Jacques Chirac était très malade : "La communication était parfois un peu difficile, mais il vous faisait un clin d'œil quand vous lui parliez d'un sujet qui l'amusait. Il ne fallait surtout pas lui parler de politique, il fallait parler d'un match de football, d'un humoriste" se rappelle Jacques Vendroux. "J'ai eu la chance de bien connaître Bernadette et Jacques Chirac. Grâce à mon grand-père, à mon père, j'ai toujours été en contact avec eux. C'est quand il était ministre du général de Gaule que mon père et mon grand-père me l'ont présenté."

Jacques Vendroux a beaucoup vu Jacques Chirac "quand il était à la mairie de Paris, quand il était ministre, président de la République, mais surtout quand il a quitté la présidence de la République". "Il m'appelait 'moustache', se souvient-il. Sur la fin de sa vie, il n'a pas eu beaucoup de visites. Ca me faisait beaucoup de peine"