Mort de Jacques Chirac : "Il a participé au début de la prise de conscience environnementale", se souvient Nicolas Hulot

L'ancien ministre de l'Écologie, Nicolas Hulot, confesse sur France Inter jeudi avoir perdu "un ami", après la mort de l'ancien président de la République, annoncée en fin de matinée.

Nicolas Hulot, le 1er décembre 2017.
Nicolas Hulot, le 1er décembre 2017. (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

"Jacques Chirac a participé au début de la prise de conscience environnementale", se souvient sur France Inter  Nicolas Hulot, après l'annonce jeudi 26 septembre de la mort de Jacques Chirac. Il évoque la phrase "Notre maison brûle" et le discours de l'ancien président lors du Sommet de la Terre à Johannesburg, le 2 septembre 2002. "Cela a été un jalon et cette phrase a fait le tour du monde", complète l'ancien ministre de l'Écologie qui confesse avoir perdu "un ami".

"Je n’ai pas de mots, je suis très triste, commente Nicolas Hulot. J'ai développé avec cet homme depuis une trentaine d'années une relation d'amitié. Il y avait chez cet homme un profond humanisme."

C'était un homme qui aimait les autres. Il m'a toujours fait confiance, il m'a beaucoup aidé dans mon engagement. Je lui dois beaucoup. La France perd un humaniste.Nicolas Hulotà France Inter

Mais Nicolas Hulot se souvient surtout du Sommet de la Terre à Johannesburg en 2002 : "Il y a eu le sommet et cette phrase 'La maison brûle'. Dans le contexte de l'époque cette phrase a beaucoup marqué. Cela a été un jalon. Cette phrase a fait le tour du monde. Il a interpellé le monde. Il a participé au début de la prise de conscience environnementale."

"J'étais avec lui lorsque nous avons vu Mandela"

Nicolas Hulot livre également un souvenir personnel : "J'étais avec lui lorsque nous avons vu, un jour, Nelson Mandela dans un voyage officiel en Afrique du Sud, se souvient l'ancien ministre de l'Ecologie. On était tous les trois. Et à la fin de l'entretien, j'ai vu Mandela étreindre Jacques Chirac et le supplier de ne pas céder à la volonté d'envahir l'Irak." "Jacques Chirac, poursuit Nicolas Hulot, était excessivement ému par la force de conviction de Nelson Mandela. Et je pense que la position française et le discours de Dominique de Villepin aux Nations unies sont nés à ce moment-là."