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Guaino : "Les baisses d'impôts, c'est fini"

Dans une interview au journal Le Monde, daté de vendredi, le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, estime que nous sommes entrés dans une nouvelle ère où le dumping fiscal n'aura plus cours.
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France Télévisions Rédaction Afrique
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Henri Guaino, au campus de l'UMP à Marseille. (AFP)

Dans une interview au journal Le Monde, daté de vendredi, le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, estime que nous sommes entrés dans une nouvelle ère où le dumping fiscal n'aura plus cours.

"A l'échelle mondiale, on est entré dans un nouveau cycle: les baisses d'impôts, c'est fini, parce que le désendettement des Etats rend le dumping fiscal plus difficile", explique la plume de Nicolas Sarkozy au journal Le Monde, livrant sa vision de la crise alors que la majorité est divisée sur le sujet. La priorité serait plutôt en France, selon lui, de "mieux répartir l'impôt que de l'augmenter", semblant esquisser ce qui pourrait être un des thèmes de la campagne de Nicolas Sarkozy, si le président sortant se représentait en 2012.

M. Guaino va même jusqu'à envisager d'imposer, de la même façon le capital financier et le travail. Il faudrait aussi, selon lui, modifier le financement de la protection sociale afin d'alléger le coût du travail en France. Henri Guaino précise au journal Le Monde que cela pourrait se faire au travers la TVA sociale ou la taxe carbone aux frontières, qui sont "deux vrais sujets". Déjà le week-end dernier, à Marseille, le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire (UMP), chargé de la rédaction du projet éléctoral du parti présidentiel, avait déclaré que le financement de la protection sociale devait être en partie transféré sur d'autres ressources que le travail.

"On est entré dans un nouveau cycle. Un cycle de désendettement qui porte en lui un risque dépressif", met en garde Henri Guaino. Selon lui, "l'enjeu majeur est d'éviter une déflation généralisée. On y parviendra si on réussit à étaler dans le temps cet ajustement planétaire. Dans le cas contraire, ce sera ingérable".

Le conseiller du président affirme également que le plan de 12 milliards d'économies du gouvernement "n'est pas un plan de rigueur" mais "un plan d'ajustement pour tenir compte de la baisse des perspectives de croissance". "Cela n'a rien à voir avec ce qui se passe autour de nous, en Grèce, en Espagne, au Portugal, en Irlande", assure-t-il.

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