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L'enquête pour prise illégale d'intérêts visant le ministre Sébastien Lecornu classée sans suite

Le ministre des Armées était soupçonné de s'être servi de son poste de président du conseil départemental de l'Eure pour favoriser les intérêts d'une société d'autoroutes.
Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Publié Mis à jour
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Le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, à Paris, le 9 juin 2023. (LUDOVIC MARIN / AFP)

L'enquête pour "prise illégale d'intérêts" et "omission de déclaration à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique" (HATVP) qui visait Sébastien Lecornu a été classée sans suite, a annoncé vendredi 30 juin le Parquet national financier (PNF). L'enquête, ouverte en 2019, a été classée après que le ministre des Armées a accepté de rembourser les 7 874 euros de jetons litigieux.

Dans sa déclaration à la HATVP, le ministre avait mentionné avoir été administrateur de la Société des autoroutes Paris Normandie (SAPN) entre juillet 2016 et juin 2017, et avoir touché à ce titre un total de 7 874 euros brut de "jetons de présence". Or, il était dans le même temps président du conseil départemental de l'Eure. Un poste dont il est soupçonné de s'être servi pour favoriser les intérêts de la SAPN, à laquelle l'Etat a confié la gestion des autoroutes de la région.

"Aucun élément n'a permis d'établir que Sébastien Lecornu avait cherché à faire prévaloir les intérêts de la SAPN sur ceux du conseil départemental de l'Eure", a finalement estimé le PNF. En février, sur franceinfo, Sébastien Lecornu avait "réfuté toute prise illégale d'intérêts". "Le conseil départemental était actionnaire, donc nous étions dans le rôle habituel et normal qu'un président de département soit dans ce conseil d'administration", avait-il avancé.

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