Nouveau gouvernement : Elisabeth Borne "n'était pas au courant" des accusations de viol visant Damien Abad

Selon Mediapart, deux femmes accusent le nouveau ministre des Solidarités de les avoir violées en 2010 et 2011.

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Elisabeth Borne s'exprime devant la presse lors d'un déplacement à Thury-Harcourt (Calvados), le 22 mai 2022. (SAMEER AL-DOUMY / AFP)

"Bien évidemment, je n'étais pas au courant." En déplacement dans la Calvados, où elle fait campagne en vue des élections législatives, Elisabeth Borne a réagi  dimanche 22 mai aux accusations de viol visant Damien Abad, nommé à la tête du ministère des Solidarités. La Première ministre assure avoir "découvert l'article de Mediapart hier". "Je n'ai pas plus d'éléments que le fait que l'affaire a été classée sans suite", a-t-elle poursuivi face aux journalistes.

"Je peux vous assurer que s'il y a de nouveaux éléments, si la justice est à nouveau saisie, on tirera toutes les conséquences."

Elisabeth Borne

face aux journalistes

"Je vais être très claire : sur tous ces sujets de harcèlement, d'agressions sexuelles, il ne peux y avoir aucune impunité", a prévenu la Première ministre. Elisabeth Borne a également dit vouloir "continuer à agir pour que les femmes, qui peuvent être victimes d'agressions, de harcèlement, puissent libérer leur parole, qu'elles soient bien accueillies pour déposer plainte".

Dans un article diffusé samedi, Mediapart écrit que Damien Abad "a été nommé ministre des Solidarités en dépit d'un signalement pour des faits présumés de viols adressé à LREM et LR par l'Observatoire des violences sexistes et sexuelles en politique". Selon le site d'information, une plainte pour viol a aussi été déposée en 2017 contre Damien Abad et classée sans suite. Dans un communiqué, ce dernier "conteste avec la plus grande force" les accusations dont il fait l'objet.

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