Police : une prime ne suffit pas à calmer la colère

Après avoir été sollicités pendant des semaines sur les manifestations, les policiers demandent une meilleure reconnaissance, du matériel et le paiement de leurs heures supplémentaires. Les négociations ont été suspendues mardi 18 décembre.

France 3

Les représentants des syndicats de police quittent le ministère de l'Intérieur après 2h30 de réunion mardi 18 décembre. Sur leur visage, pas d'euphorie, les négociations sont suspendues jusqu'au lendemain. Au cœur des discussions mardi soir, les salaires des policiers et les 22 millions d'heures supplémentaires à ce jour non payées. Un chantier auquel Christophe Castaner a promis de s'attaquer. Il s'agit de désamorcer de toute urgence la colère des policiers.

Service limité mercredi

Une prime exceptionnelle de 300 euros leur a déjà été promise. Elle concernera 111 000 fonctionnaires qui ont été mobilisés pour encadrer les manifestations des "gilets jaunes" et nécessitera une enveloppe de 33 millions d'euros. La mesure a été jugée insuffisante.

Pour les policiers, le mois a été éreintant, émaillé de violences. Ils sont de plus en plus nombreux à exprimer leur malaise, comme Nicolas, qui était samedi 15 décembre sur les Champs-Elysées face aux "gilets jaunes". Il dénonce la lente dérive de ses conditions de travail : "On est clairement de la chair à canon. Je n'ai pas signé pour être payé 1 980 euros pour prendre des cocktails Molotov, des boules de pétanque, des ballons d'essence, des bouteilles d'acide". Pour maintenir la pression, les syndicats demandent aux policiers de limiter leurs interventions mercredi aux seuls appels d'urgence.

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Des policiers manifestent devant l\'Assemblée nationale, le 26 octobre 2016, à Paris, après l\'agression de quatre d\'entre eux à Viry-Châtillon (Essonne). 
Des policiers manifestent devant l'Assemblée nationale, le 26 octobre 2016, à Paris, après l'agression de quatre d'entre eux à Viry-Châtillon (Essonne).  (SIMON GUILLEMIN / HANS LUCAS / AFP)