Locaux d'Actes Sud : la députée LREM Aurore Bergé "ne doute absolument pas de la probité" de Françoise Nyssen

La porte-parole du groupe LREM à l'Assemblée voit dans cette nouvelle affaire une volonté "d'entraver l'action" du gouvernement.

Aurore Bergé, porte parole du groupe LREM à l\'Assemblée, lors d\'une séance de questions au gouvernement, le 12 décembre 2017.
Aurore Bergé, porte parole du groupe LREM à l'Assemblée, lors d'une séance de questions au gouvernement, le 12 décembre 2017. (THOMAS PADILLA / MAXPPP)

Le parquet de Paris a ouvert ce jeudi une enquête préliminaire sur des travaux d'agrandissement au sein de la maison d'éditions d'Actes Sud, à Paris, en 1997 puis à partir de 2012. L'actuelle ministre de la Culture, Françoise Nyssen, était alors à la tête de cette entreprise. Selon le Canard enchaîné, ces travaux auraient été réalisés sans autorisation et n'auraient pas été déclarés au fisc.

Aurore Bergé, porte-parole du groupe LREM à l'Assemblée, a expliqué vendredi 24 août sur franceinfo, qu'elle "ne doute absolument pas de la probité" de la ministre de la Culture. Elle rappelle "qu'une enquête préliminaire n'est pas une présomption de culpabilité".

franceinfo : Est-ce-que la ministre de la Culture doit démissionner ?

Aurore Bergé : Le Premier ministre a édicté une règle très claire depuis le début du quinquennat, la mise en examen prévaut. Une enquête préliminaire n'est pas une présomption de culpabilité et je ne crois pas qu'une enquête ouverte sur des travaux entrepris il y a 20 ans pour éventuellement construire des mezzanines démontables soit un motif de démission.

Le Canard enchaîné a déjà révélé il y a deux mois l'agrandissement non-autorisé du siège d'Actes Sud à Arles. Françoise Nyssen avait plaidé la négligence. Cette ligne est-elle toujours crédible ?

Je ne vis pas dans une République du soupçon où, par principe, on ne croit pas les propos avancés par la ministre de la Culture. Il faut laisser le temps à l'enquête de dire ce qu'il en est sans partir du principe qu'il y aurait forcément une culpabilité et une volonté d'échapper à la légalité. Actes Sud a surtout dit jeudi que tout allait être régularisé.

L'opposition se saisit de cette affaire et dénonce une entrave à la promesse d'exemplarité du gouvernement Macron, comme Bastien Lachaud, député de La France insoumise. Cette affaire peut-elle écorner l'image du président et gêner votre action politique ?

Je crois surtout que certains aimeraient entraver l'action que l'on mène, aimeraient que l'on baisse de rythme sur les réformes que l'on mène et ce ne sera pas le cas. Nous sommes au travail, le gouvernement est rentré, le Parlement va reprendre ses travaux avec des éléments importants sur les questions de l'entreprise avec la loi Pacte [Plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises]. On reprendra la réforme constitutionnelle et sur les questions culturelles, on a une rentrée qui est extrêmement dynamique. On va avoir pour la première fois l'éducation artistique et culturelle à l'école. On va avoir les premiers retours sur les expérimentations du Pass culture donc on continue à travailler pour les Français.