Le député Olivier Véran remplace Agnès Buzyn comme ministre des Solidarités et de la Santé, annonce l'Elysée

Le député et médecin est nommé en remplacement d'Agnès Buzyn, qui a présenté sa démission afin de se lancer dans la campagne des municipales à Paris.

Le député LREM Olivier Véran quitte le palais de l\'Elysée, à Paris, le 18 septembre 2018.
Le député LREM Olivier Véran quitte le palais de l'Elysée, à Paris, le 18 septembre 2018. (LUDOVIC MARIN / AFP)

Le député et médecin Olivier Véran est nommé ministre des Solidarités et de la Santé, en remplacement d'Agnès Buzyn, a annoncé l'Elysée dimanche 16 février. Cet ancien socialiste, député suppléant PS en 2012, a été élu dans l'Isère en 2017 sous les couleurs de La République en marche. Le neurologue de 39 ans a été le rapporteur du budget de la Sécurité sociale et co-rapporteur de la loi sur la réforme des retraites.

Olivier Véran est un soutien de la première heure d'Emmanuel Macron. Séduit par le "dépassement des clivages et de la politique politicienne" de celui qui était alors ministre de l'Économie, le neurologue a adhéré au mouvement En Marche ! dès sa création, jusqu'à devenir le référent santé du candidat à la présidentielle. Il a longtemps ambitionné de "faire prendre [à la France] le virage de la prévention", parent pauvre des politiques de santé dans l'Hexagone Au palais Bourbon, Olivier Véran a d'ailleurs été le rapporteur du volet prévention de la loi Santé, avant de devenir le rapporteur général de la Commission des affaires sociales en 2017.

Agnès Buzyn devient tête de liste LREM à Paris

Agnès Buzyn a remis sa démission à Edouard Philippe, dimanche, afin de se lancer dans la campagne des municipales à Paris. Elle sera tête de liste de la République en marche dans la capitale, après le retrait de Benjamin Griveaux. "J'y vais, j'en ai envie. J'y vais pour gagner", a déclaré Agnès Buzyn à l'AFP. 

Selon les informations recueillies par franceinfo, la ministre de la Santé a été convaincue par le président de la République lui-même de reprendre la tête de la campagne. Un haut responsable du parti présidentiel affirme qu'il s'agit d'une "candidature d'apaisement du débat parisien". Agnès Buzyn a, selon lui, "une capacité de rassemblement et sa démission du gouvernement montre aux Parisiens qu'elle est complètement dédiée à cette campagne, c'est un choix très audacieux, très macronien".

Benjamin Griveaux a annoncé qu'il retirait sa candidature, vendredi 14 février, après la diffusion en ligne de vidéos et d'échanges à caractère sexuel. L'ancien candidat LREM déposé plainte contre X pour "atteinte à l'intimité de la vie privée". Dans la foulée, Piotr Pavlenski, l'artiste et activiste russe qui revendique la diffusion de ces images, a été interpellé et placé en garde à vue.