Congé pour deuil d'un enfant : les députés LREM proposent un "congé universel de trois semaines pour tous les actifs"

L'allongement du congé pour le deuil d'un enfant de cinq à douze jours avait été rejeté par la majorité il y a une dizaine de jours. 

L\'Assemblée nationale lors des Questions au gouvernement du 4 février 2020 (photo d\'illustration).
L'Assemblée nationale lors des Questions au gouvernement du 4 février 2020 (photo d'illustration). (CHRISTOPHE PETIT TESSON / MAXPPP)

Les députés LREM vont déposer mardi 11 février, en réunion de groupe à l'Assemblée nationale, un "congé universel de trois semaines pour tous les actifs", a appris franceinfo lundi soir auprès du député de Paris Mounir Mahjoubi, confirmant une information du Figaro.

"On va proposer un plan complet"

Le groupe LREM "propose un plan global pour les parents endeuillés qui inclut un congé universel de trois semaines (15 jours ouvrés) pour tous les actifs : salariés du privé, fonctionnaires et indépendants", détaille Mounir Mahjoubi. "On va proposer un plan complet, qui n'est pas une proposition de loi, précise-t-il mardi. Un plan qui traite à la fois du sujet du congé de deuil, mais aussi du sujet très douloureux du prix des obsèques et de la manière dont on accompagne les familles vers le retour à l’emploi". Le député explique que pour élaborer ce plan, les députés ont rencontré des familles endeuillées et les partenaires sociaux.

Il y a une dizaine de jours, l'Assemblée nationale a rejeté une proposition des députés UDI-Agir qui visait à porter de cinq à douze jours ce congé pour le deuil d'un enfant, créant une polémique. Emmanuel Macron lui-même avait demandé samedi 1er février au gouvernement de faire preuve "d'humanité".

Cette fois, le texte concernera tous les actifs, et non plus seulement les salariés du privé. "Les salariés du privé, les fonctionnaires, les indépendants, les agriculteurs, les artisans, tous pourront bénéficier de ces trois semaines de répit. Elles seront financées par la solidarité nationale. C'est, je crois, ce qu'il y a de plus juste", juge Mounir Mhajoubi.

Avancer "groupés" sur le sujet

Quatre députés marcheurs ont organisé un groupe de 20 députés réunissant "tous les membres du groupe qui voulaient s'impliquer sur le sujet", poursuit le député de Paris. "Nous souhaitons désormais discuter avec les sénateurs pour que toutes ces mesures soient disponibles dès la fin de l'année et le début de l'année prochaine", poursuit Mounir Mahjoubi

Les députés LREM entendent discuter "de façon ouverte avec les autres groupes de l'Assemblée nationale et du Sénat" et avancer "groupés" sur ce sujet. "Le pays ne doit pas se diviser sur un sujet comme celui-là", affirme Mounir Mahjoubi. Mais, l'objectif c'est que ce droit soit ouvert aux familles le plus vite possible".