VIDEO. Marine Le Pen appelle ses partisans à utiliser les réseaux sociaux pour court-circuiter les médias

La présidente du FN promet, si elle est élue, de "veiller à un fonctionnement sain et pluraliste des médias pour libérer le journalisme des pressions gouvernementales, privées, ou du politiquement correct".

FRONT NATIONAL

S'emparer des réseaux sociaux pour court-circuiter les médias traditionnels. C'est ce que Marine Le Pen a demandé à ses partisans, dimanche 1er mai, en clôture du discours prononcé lors du "banquet patriote et populaire" organisé par le Front national.

Durant une heure et vingt minutes, la patronne du FN a livré sa vision de la "France apaisée" qu'elle appelle de ses vœux et dont elle a fait son slogan. Tolérance zéro, rétablissement des frontières, fin de l'euro, démocratie directe... Marine Le Pen a passé en revue la plupart des points qu'elle met régulièrement en avant. Elle a également promis, si elle est élue en 2017, de s'en prendre à la façon dont fonctionnent les médias.

Pour un "fonctionnement sain et pluraliste des médias"

"La démocratie apaisée devra veiller à un fonctionnement sain et pluraliste des médias pour libérer le journalisme des pressions gouvernementales, privées, ou du politiquement correct", a-t-elle déclaré. En attendant, "Internet nous donne un moyen phénoménal de convaincre les Français. Avec les réseaux sociaux, on peut court-circuiter les médias traditionnels. Mais pour cela, il faut que chaque militant s'empare des réseaux sociaux pour convaincre", a-t-elle lancé.

"Je le vois tous les jours, sur Facebook sur Twitter, sur les forums, vous faites vivre le débats", a-t-elle déclaré, en s'adressant à ses militants. "Vous êtes intelligents, drôles, convaincants, vous ne correspondez pas à l'image que les médias veulent donner de vous. Pour 2017, j'espère que grâce à internet vous serez une redoutable force de frappe démocratique !"

La patronne du Front national, Marine Le Pen, prononce un discours, le 1er mai 2016 à Paris.
La patronne du Front national, Marine Le Pen, prononce un discours, le 1er mai 2016 à Paris. (SERGE TENANI / CITIZENSIDE / AFP)