Jean Roucas et le Front national, c'est fini

Le chansonnier, qui avait rejoint le Front national il y a deux ans, veut désormais rester le plus loin possible de la politique.

Jean Roucas, avec Marine Le Pen et Gilbert Collard, le 15 septembre 2013 à Marseille.
Jean Roucas, avec Marine Le Pen et Gilbert Collard, le 15 septembre 2013 à Marseille. ( MAXPPP)

L'idylle n'aura duré que deux ans. En septembre 2013, devant toutes les caméras de télévision, le chansonnier Jean Roucas trinquait au champagne avec Marine Le Pen et Gilbert Collard à l'université d'été du Front national, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Mais les mois ont passé et le créateur du "Bébête Show" regrette aujourd'hui ce ralliement. "Quand on est humoriste, et qui plus est chansonnier, on ne doit pas afficher ses convictions politiques", explique-t-il, mardi 27 octobre, dans les colonnes du Parisien.

"J'ai payé tout cela très cher"

"J'ai subi de nombreux boycotts. J'ai payé tout cela très cher", confie-t-il. En avril dernier, Jean Roucas avait été déprogrammé du théâtre des Deux-Anes, à Paris, pour avoir posté un tweet sulfureux comparant François Hollande et le gouvernement au régime nazi le jour du second tour des élections départementales.

Face au tollé, l'humoriste avait fermé son compte Twitter. Depuis, il a décidé de rester le plus loin possible de la politique, "pour être tranquille", dit-il.

Tranquille, Jean Roucas ne l'a pas tout à fait été, puisqu'il a été convoqué par la police le 19 octobre pour un nouveau tweet raciste, posté par un compte reprenant son nom et sa photo. Les enquêteurs ont vérifié la bonne foi du chansonnier, qui n'est pas l'auteur du message, "mais le mal est fait", lâche-t-il, amer.