VIDEO. Marine Le Pen juge que son père "ne doit plus pouvoir parler au nom du FN"

Invitée du Grand rendez-vous sur Europe 1/i-Télé/Le Monde, la présidente du Front national Marine Le Pen a pris ses distances avec Jean-Marie Le Pen.

Le président d\'honneur du Front national, Jean-Marie Le Pen, et la présidente du parti, Marine Le Pen, lors du défilé du 1er-Mai, le 1er mai 2015.
Le président d'honneur du Front national, Jean-Marie Le Pen, et la présidente du parti, Marine Le Pen, lors du défilé du 1er-Mai, le 1er mai 2015. (MAXPPP)

La guerre entre le père et la fille se poursuit au Front national"Jean-Marie Le Pen ne doit plus pouvoir parler au nom du Front national", a martelé Marine Le Pen dimanche 3 mai au "Grand rendez-vous", sur Europe 1, i-Télé et Le Monde. La présidente du FN a également estimé que l'attitude de son père lors du défilé du 1er mai, en s'invitant quelques secondes sur la scène dressée sur la place de l'Opéra à Paris, était "un acte méprisant à [son] égard".

EUROPE 1 / I-TELE / LE MONDE

"Je ne suis pas une adepte du conflit, mais les derniers actes de Jean-Marie Le Pen sont inadmissibles, a-t-elle insisté. Nous devons préserver le FN des propos inadmissibles de Jean-Marie Le Pen. Ses propos ne doivent pas engager le mouvement."

Jean-Marie Le Pen exclu de son parti lundi ?

Ces déclarations interviennent à la veille d'un bureau politique crucial pour le Front national. Le parti va en effet décider, lundi 4 mai, de sanctionner — voire d'exclure — son président d'honneur, après ses multiples propos polémiques.

Répétition de sa vision des chambres à gaz comme un "détail" de l'Histoire, défense du maréchal Pétain, du "monde blanc" , et critique en règle de la démocratie comme système politique dans l'hebdomadaire d'extrême droite Rivarol : Jean-Marie Le Pen a multiplié les provocations début avril, au lendemain de départementales plutôt réussies pour le FN.

Après une intervention sur TF1 lors de laquelle Marine Le Pen avait demandé à son père de prendre ses distances avec le monde politique, le "Menhir" avait promis qu'il se "défendrait" devant le bureau politique de son parti, dénonçant une "suicide politique" de sa fille qui se "soumettrait", à ses yeux, "au système" politique traditionnel.