Élections européennes : le Rassemblement National en campagne

À quelques semaines des élections européennes, la campagne commence déjà dans les rues.  France Télévisions a suivi une membre du Rassemblement National, Virginie Joron, toute une journée.

"Vous voyez beaucoup de migrants dans les rues ?". Un électeur interpelle cette élue. Virginie Joron a 45 ans. Elle est cadre dans les assurances et conseillère régionale du Grand Est du rassemblement National. Les élections européennes se déroulent le 26 mai prochain, alors France Télévisions l’a suivie lors d’une journée de campagne type.

"On n’est pas contre l’Europe, on est contre cette Union européenne qui est gouvernée par des technocrates, qui impose à coups de marteau des directives qui sont décalées des besoins des peuples."

Mais le message a parfois du mal à passer : "Rassemblement National ? Vous pouvez le garder, pour 1000 raisons", dit un passant. Elle explique que beaucoup de gens refusent le tract. Pour elle, "ils ne veulent pas montrer qu’ils votent pour nous. C’est culturel, ils aiment bien voter tranquillement, que ça ne se sache pas."

Se rapprocher des partis souverainistes

Pas facile donc de faire campagne sur les marchés où elle met en avant la "priorité nationale". Aux dernières élections européennes en 2014, le rassemblement national avait obtenu 24 sièges. Ils espèrent faire autant voire mieux. Ils misent surtout sur une alliance avec les autres partis souverainistes européens, notamment celui de Matteo Salvini.

Elle participe donc à des déjeuners avec des jeunes pour créer une "alliance forte". Un des thèmes principaux est l’immigration clandestine. "Il faut montrer la fermeté (…) parmi ces migrants, il n’y a que des migrants économiques", dit-elle. Elle sera en meeting le 23 février prochain aux côtés de Marine Le Pen.

Virginie Joron.
Virginie Joron. (Franceinfo)