Elections européennes : les agriculteurs divisés

L'UE est une grande puissance agricole et s'est dotée depuis 1962 d'une politique agricole commune (PAC). Cette politique représente 40% du budget de l'UE et fait de moins en moins l'unanimité.

France 3

Philippe Loiseau est céréalier, Arnaud Delacour cultive des pommes de terre. Le premier est député du Rassemblement national à Bruxelles. Le second est un représentant européen de sa filière. Ils ont deux visions très opposées de l'Union européenne. Philippe Loiseau cultive une centaine d'hectares de céréales en Eure-et-Loir. Lorsqu'il fait pousser son blé, il se sent lésé par rapport à ses voisins européens, provoquant une "concurrence déloyale". Il reçoit des aides de la PAC qui lui permettent d'être à l'équilibre, mais il dénonce ce mécanisme de solidarité mise en place par l'UE pour développer les pays membres les plus pauvres. Un discours qui séduit de plus en plus les jeunes agriculteurs qu'il reçoit chez lui.

Diminution des aides

Dans l'Aisne, Arnaud Delacour a vu lui aussi ses aides diminuer, mais il reste convaincu que la PAC est essentielle à la survie des agriculteurs européens. C'est à Strasbourg qu'il a choisi d'organiser son congrès annuel des producteurs de pommes de terre. Pour les producteurs, pas question de revenir en arrière, mais même chez ces europhiles convaincus, les orientations de l'Union font débat, car la nouvelle PAC prévoit de redonner plus de pouvoir aux États. Le 26 mai, le vote des agriculteurs sera très partagé. Tous considèrent en revanche que les élections européennes sont un rendez-vous essentiel.

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Leq agriculteurs Philippe Loiseau et Arnaud Delacour
Leq agriculteurs Philippe Loiseau et Arnaud Delacour (France 3)