Affaire des assistants FN au Parlement européen : le siège du parti perquisitionné

Une information judiciaire a été ouverte le 15 décembre 2016 pour abus de confiance et recel, escroqueries en bande organisée, faux et usage de faux et travail dissimulé.

Marine Le Pen s\'exprime au siège du FN à Nanterre (Hauts-de-Seine), le 16 juillet 2016.
Marine Le Pen s'exprime au siège du FN à Nanterre (Hauts-de-Seine), le 16 juillet 2016. (MAXPPP)

Une perquisition a eu lieu, lundi 20 février, au siège du Front national à Nanterre (Hauts-de-Seine), annonce le parti dans un communiqué. Cette perquisition s'inscrit dans le cadre de l'enquête sur les soupçons de salaires indûment versés à des assistants parlementaires d'élus du FN au Parlement européen.

Une information judiciaire a été ouverte le 15 décembre 2016 pour abus de confiance et recel, escroqueries en bande organisée, faux et usage de faux et travail dissimulé. 

Le FN dénonce une "opération médiatique"

"Il s’agit à l’évidence d’une opération médiatique dont le seul but est de tenter de perturber le bon déroulement de la campagne électorale présidentielle et de tenter de nuire à Marine Le Pen, au moment même où sa candidature effectue une importante percée dans les intentions de vote, notamment pour le second tour", a réagi le Front national, dans un communiqué.

Vendredi 17 février, Marine Le Pen a démenti avoir reconnu l'emploi fictif de son garde du corps comme assistant parlementaire, contredisant un rapport de l'organisme antifraude de l'Union européenne. 

Ce sont les services financiers du président du Parlement européen qui avaient tiré la sonnette d'alarme, en la personne de l'Allemand Martin Schulz en mars 2015. La présidence du Parlement européen avait saisi l'organisme antifraude de l'Union européenne, l'Olaf, et transmis le dossier à la justice française. Le Parlement avait rappelé que ces salaires "ne peuvent (...) financer des contrats établis avec des groupes politiques du Parlement ou des partis politiques".