Eric Zemmour jugé pour provocation à la haine concernant ses propos sur les mineurs isolés

Le polémiste est cité à comparaître par le parquet pour complicité de provocation à la haine raciale et d'injure raciale, pour des propos tenus sur Cnews le 29 septembre 2020.

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Le polémiste d'extrême droite Eric Zemmour, lors du salon du Made in France à Paris, le 14 novembre 2021. (THOMAS SAMSON / AFP)

Éric Zemmour devant la justice. Le polémiste d'extrême droite et hypothétique candidat à la présidentielle est convoqué, mercredi 17 novembre, devant le tribunal correctionnel de Paris pour être jugé pour ses propos sur les migrants mineurs isolés, qu'il avait qualifiés sur CNews de "voleurs, violeurs et assassins".

>> Eric Zemmour jugé pour ses propos sur les mineurs isolés : où en sont les procédures judiciaires contre le polémiste ?

Il ne viendra cependant pas à l'audience, qui s'ouvre à 9h30, et se fera représenter par ses avocats, a expliqué à l'AFP l'un d'entre eux. "Il ne sera pas présent, afin d'éviter que l'enceinte judiciaire ne se transforme en studio de télé d'information en continu", a déclaré Olivier Pardo.

Une trentaines de parties civiles

Les jeunes soutiens d'Éric Zemmour, rassemblés dans le groupe Génération Z, ont prévu un rassemblement devant le tribunal à 8h45. Habitué des sorties controversées et des procédures judiciaires, Éric Zemmour a cette fois été cité à comparaître par le parquet pour complicité de provocation à la haine raciale et d'injure raciale, pour des propos tenus sur Cnews le 29 septembre 2020.

Lors d'un débat de l'émission "Face à l'info" sur les mineurs isolés après un attentat devant les ex-locaux de Charlie Hebdo, le chroniqueur avait déclaré: "ils n'ont rien à faire ici, ils sont voleurs, ils sont assassins, ils sont violeurs, c'est tout ce qu'ils sont, il faut les renvoyer et il ne faut même pas qu'ils viennent".

L'audience aurait dû se tenir le 8 septembre, mais elle a été renvoyée en raison du grand nombre de parties civiles. Parmi elles, les associations SOS Racisme, la Ligue des droits de l'homme (LDH) et la Maison des Potes, ainsi qu'une vingtaine de conseils départementaux, les mineurs non accompagnés étant pris en charge par l'aide sociale à l'enfance, gérée par les départements.

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