Vidéo Quatre séquences à retenir du discours d'Emmanuel Macron au Panthéon pour les 150 ans de la République

Le chef de l'Etat s'est exprimé sur la sécurité, l'identité et le "séparatisme", affirmant qu'il n'y aurait jamais de place pour "ceux qui, souvent au nom d'un Dieu, parfois avec l'aide de puissances étrangères, entendent imposer la loi d'un groupe". 

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Emmanuel Macron sur les marches du Panthéon, à Paris, le 4 septembre 2020.  (JULIEN DE ROSA / AFP)

La République est "toujours à protéger", car elle est "fragile" et "précaire", a déclaré Emmanuel Macron, vendredi 4 septembre, dans un discours prononcé au Panthéon à l'occasion des 150 ans de la proclamation de la République, en 1870, après la défaite de Napoléon III à Sedan.

Le chef de l'Etat s'est exprimé sur la sécurité, l'identité, mais aussi sur le "séparatisme". "Il n'y aura jamais de place en France pour ceux qui, souvent au nom d'un Dieu, parfois avec l'aide de puissances étrangères, entendent imposer la loi d'un groupe", a-t-il déclaré, précisant qu'"un projet de loi de lutte contre les séparatismes sera présenté dès cet automne". A la fin de son discours, il a remis leur livret de naturalisation à cinq nouveaux citoyens français, nés en Algérie, au Liban, au Royaume-Uni, au Cameroun et au Pérou, choisis par l'Elysée. Voici quatre séquences à retenir de cette cérémonie. 

"La République ne déboulonne pas de statues"

Emmanuel Macron a appelé à "aimer nos paysages, notre histoire, notre culture, en bloc, toujours (...) C'est pour cela que la République ne déboulonne pas de statues, ne choisit pas simplement une part de son histoire, car on ne choisit jamais une part de France, on choisit la France", a martelé le chef de l'Etat. 

Il faisait référence au déboulonnage et à la vandalisation de plusieurs statues ces derniers mois en lien avec l'histoire coloniale et la traite esclavagiste. Une pratique observée dans plusieurs pays du monde, dans le sillage du mouvement Black Lives Matter aux Etats-Unis. Des statues du général de Gaulle ont ainsi été prises pour cible dans des communes du Nord, de Seine-Saint-Denis et en Martinique. Un buste de Léon Gambetta a été arraché de son socle à Villeneuve-sur-Lot, dans le Lot-et-Garonne. La statue de Jean-Baptiste Colbert devant l'Assemblée nationale à Paris a également été vandalisée lors d'une manifestation en juin. 

Emmanuel Macron promet "d'aller plus loin, plus fort" dans "l'égalité des chances"

Le chef de l'Etat a également promis d'aller "plus loin, plus fort, dans les semaines qui viennent" pour promouvoir "l'égalité des chances" qui est "une priorité du quinquennat". "Chaque citoyen, quel que soit le lieu où il vit, le milieu d'où il vient, doit pouvoir construire sa vie par son travail, par son mérite. Nous sommes encore loin, trop loin de cet idéal", a déclaré Emmanuel Macron.

La République "n'admet aucune aventure séparatiste" 

Emmanuel Macron a souligné que la République était "toujours à protéger", car elle est "fragile" et "précaire", et qu'elle "n'admet aucune aventure séparatiste", "parce qu'elle est indivisible". "Il n'y aura jamais de place en France pour ceux qui, souvent au nom d'un Dieu, parfois avec l'aide de puissances étrangères, entendent imposer la loi d'un groupe", a-t-il déclaré, précisant qu'"un projet de loi de lutte contre les séparatismes sera présenté dès cet automne". 

Au moment où s'ouvre le procès des attentats de janvier 2015, il a aussi souligné que la laïcité, "qui garantit la liberté de croire ou de ne pas croire", "n'est pas séparable d'une liberté d'expression allant jusqu'au droit au blasphème".

Remise du livret de naturalisation à cinq nouveaux citoyens français

Le chef de l'Etat a cité leurs prénoms à plusieurs reprises dans son discours : Nora (née en Algérie), Rana (née au Liban), Matthew (né au Royaume-Uni), Patricia (née au Pérou) et Catherine (née au Cameroun). Ce sont les cinq nouveaux citoyens français qui ont été choisis par l'Elysée pour recevoir leur livret de naturalisation lors de cette cérémonie. A la fin de son discours, Emmanuel Macron leur a remis en mains propres, chacun à leur tour. 

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