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Nouvelle-Calédonie : trente ans après l'assaut de la grotte d'Ouvéa, Macron joue la carte de l'apaisement

Le chef de l'Etat n'a pas déposé de gerbe sur la tombe des 19 militants kanak tués lors de l'assaut.

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France Télévisions
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Emmanuel Macron lors de la cérémonie organisée à la chefferie de Wadrilla (Nouvelle-Calédonie), samedi 5 mai 2018. (LUDOVIC MARIN / AFP)

Un recueillement sous les yeux d'un président en retrait. Les familles des 19 militants kanaks tués lors de l'assaut de la grotte d'Ouvéa (Nouvelle-Calédonie) en 1988 ont déposé une gerbe sur le mémorial de Wadrilla, samedi 5 mai, tandis qu'Emmanuel Macron observait la scène de l'autre côté de la route. Trente ans plus tôt, l'armée française lançait une attaque pour libérer 23 gendarmes retenus en otage par des indépendantistes.

Un collectif d'habitants de Gossanah, tribu où se trouve la grotte, menait campagne depuis plusieurs semaines pour s'opposer à la venue du chef de l'Etat, qualifiée de "provocation". Pour "apaiser tout le monde" et "compte tenu de cette voix dissidente", comme il l'a expliqué à son arrivée, Emmanuel Macron est resté de l'autre côté de la route, entouré d'enfants et d'officiels lors de la cérémonie. Il avait initialement prévu de déposer une gerbe sur la tombe des militants kanak.

"Nous savons tous les pleurs et les souffrances"

Sur les lieux du drame, à la chefferie de Wadrilla, le président de la République a été accueilli selon les rites coutumiers, avec notamment un échange d'offrandes. "J'ai voulu aller plus au contact dans une année importante", a déclaré Emmanuel Macron en référence au référendum sur l'indépendance de la collectivité, qui aura lieu le 4 novembre. "Nous savons tous les pleurs et les souffrances et aussi ce qui a été fait par vous tous dans un travail lent et patient", a-t-il ajouté, en hommage aux démarches des habitants pour refermer les plaies.

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