Nouvelle-Calédonie : Ouvéa est encore dans toutes les mémoires

Trente ans après les événements, familles kanaks et gendarmes mélangés ont rendu hommage aux 25 victimes de la prise d'otage de la grotte d'Ouvéa.

France 2

Entre le 22 avril et le 5 mai 1988, en pleine élection présidentielle, des indépendantistes kanaks attaquent une gendarmerie et repartent avec des otages qu'ils emmènent dans une grotte. L'assaut des gendarmes conclura dans le sang cette prise d'otages qui a marqué au fer blanc le territoire français situé à l'autre bout du monde. Trente ans après, ces événements sont encore particulièrement présents à l'esprit des Néo-Calédoniens.

Un événement marquant pour la Nouvelle-Calédonie

"On n'imagine pas quand on arrive à quel point ça a été une tragédie", a déclaré un Néo-Calédonien à l'occasion d'une cérémonie d'hommage aux victimes, le 30 avril dernier près de la grotte d'Ouvéa. La visite d'Emmanuel Macron sur les lieux des événements, ce vendredi 4 mai, aura donc une signification particulière.

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Des militaires français des forces armées de la Nouvelle-Calédonie inspectent, le 6 mai 1988 à Ouvéa, l\'entrée de la grotte de Gossanah, dans laquelle des militants indépendantistes calédoniens avaient pris des gendarmes en otages.
Des militaires français des forces armées de la Nouvelle-Calédonie inspectent, le 6 mai 1988 à Ouvéa, l'entrée de la grotte de Gossanah, dans laquelle des militants indépendantistes calédoniens avaient pris des gendarmes en otages. (- / AFP)