Nouvelle-Calédonie : Emmanuel Macron à Ouvéa sur les traces de l'Histoire

En visite dans l'archipel, Emmanuel Macron est allé, samedi 5 mai, à Ouvéa pour un déplacement hautement symbolique et sensible, à quelques mois du référendum d'indépendance.

France 2

Emmanuel Macron plante un cocotier, symbole de vie pour les Kanaks, sur une île où la mort est encore dans toutes les mémoires. La mort des 19 indépendantistes tués dans l'assaut de la grotte d'Ouvéa, il y a tout juste 30 ans. Réconciliation, apaisement, le geste et la présence du président de la République sont salués par beaucoup d'habitants, mais pas par tous. Par respect pour ceux qui voient dans cette cérémonie une provocation, Emmanuel Macron reste en retrait au moment du dépôt des gerbes à la mémoire des militants tués.

Ne pas prendre parti

"Nous savons tous ce qu'il s'est passé, et les pleurs et les souffrances qu'il y a eues. Mais je sais aussi tout ce qui a été fait, après, par vous tous", a déclaré Emmanuel Macron. Il a également déposé une gerbe en hommage aux six militaires et gendarmes qui ont été tués lors de ces événements d'Ouvéa. Le chef de l'État était en Nouvelle-Calédonie pour deux jours et l'exercice s'annonçait périlleux. Finalement, le président semble avoir trouvé un équilibre. Equilibre encore plus délicat au moment d'évoquer le référendum du 4 novembre qui doit décider de l'avenir de l'île, entre indépendance ou maintien dans la République. "Je ne prendrai pas parti dans ce réferendum", a affirmé Emmanuel Macron, tout en soulignant que "sans la Nouvelle-Calédonie, la France ne serait pas la même".

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Emmanuel Macron lors de la cérémonie organisée à la chefferie de Wadrilla (Nouvelle-Calédonie), samedi 5 mai 2018.
Emmanuel Macron lors de la cérémonie organisée à la chefferie de Wadrilla (Nouvelle-Calédonie), samedi 5 mai 2018. (LUDOVIC MARIN / AFP)