Manifestations anti-Macron en France : "Un petit coefficient de marée", selon Edouard Philippe

Le chef du gouvernement estime que ceux qui "essaient rejouer dans la rue ce qu'ils ont perdu dans les urnes", jouent un "jeu dangereux".

Le Premier ministre Edouard Philippe quitte l\'Elysée, le 23 mai 2018.
Le Premier ministre Edouard Philippe quitte l'Elysée, le 23 mai 2018. (LUDOVIC MARIN / AFP)

Le Premier ministre juge sévèrement la mobilisation de samedi en France contre la politique d'Emmanuel Macron. La "marée populaire" promise par Jean-Luc Mélenchon (qui a réuni notamment 31 700 personnes à Paris) avait "un petit coefficient de marée, comme on dit chez moi", a déclaré Edouard Philippe au JDD, dimanche 27 mai. Mais le Premier ministre reconnaît que le climat social est "parfois difficile, tendu" un an après son arrivée à Matignon,

"La démocratie a parlé"

"Certains attisent la tension sociale en essayant de rejouer dans la rue ce qu'ils ont perdu dans les urnes. C'est un jeu dangereux : la démocratie a parlé", a ajouté le chef du gouvernement, en faisant notamment allusion à La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon, l'une des 60 organisations qui appelaient aux manifestations de samedi dans toute la France.

Réaffirmant que "les Français sont angoissés par la perspective d'une relégation collective et individuelle" et qu'"ignorer les frustrations et les colères serait méconnaître le pays", Edouard Philippe souligne la volonté de l'exécutif de "sortir de l'immobilisme et du sentiment d'impuissance". "Nous avançons. Nous mettons en œuvre le programme du président de la République pour lequel les Français ont voté", martèle-t-il encore.