Le discours d'Emmanuel Macron a "sonné comme un renforcement du modèle libéral productiviste", dénonce l'écologiste Marie Toussaint

L'eurodéputée écologiste EELV Marie Toussaint réagit lundi 15 juin sur franceinfo à l'allocution d'Emmanuel Macron dimanche soir.

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Radio France
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Marie Toussaint, le 22 mai 2019. (VINCENT ISORE / MAXPPP)

"Quand on entend un président qui dit qu'il faudra travailler plus et qu'il faut un nouveau pacte productif (…) ça sonne comme un renforcement du modèle libéral productiviste, là où on doit changer de modèle", a réagi Marie Toussaint, eurodéputée écologiste EELV, lundi 15 juin sur franceinfo, au lendemain de l'allocution d'Emmanuel Macron.

Le "monde d'après", à la manière du "monde d'avant"

"J'ai entendu un président qui parle de faire le monde d'après comme il était avant. J'ai entendu un président qui se glorifiait d'avoir su mettre la santé au-dessus de l'économie pendant quelques mois pour notre protection mais qui ne parle pas du tout de placer durablement la santé, mais aussi le bien-être ou la protection de la planète au-dessus de l'économie", a-t-elle poursuivi. Lors de son discours dimanche soir, le chef de l'État a en effet exhorté à "travailler et produire davantage pour ne pas dépendre des autres".

Emmanuel Macron a par ailleurs affirmé que les policiers et les gendarmes "mérit[aient] le soutien de la puissance publique et la reconnaissance de la Nation". Pour Marie Toussaint, cela n'est pas suffisant, alors que les manifestations contre les "violences policières" se multiplient en France : "Quand il y a des mouvements qui agitent le pays en profondeur, quand il y a des injustices réelles qui sont dénoncées, on devrait avoir une réponse de la part du président."

Il a parlé d'unité républicaine, mais il n'a rien proposé contre les discriminations et pas dit un mot sur les violences policières.

Emmanuel Macron

à franceinfo

"Quand on regarde de l'autre côté de la Manche, en Grande-Bretagne, Boris Johnson, qui a pourtant été élu sur une base beaucoup plus à droite que celle d'Emmanuel Macron, a annoncé une commission contre le racisme et les discriminations, et sans vouloir déboulonner les statues évoque la nécessité d'installer de nouvelles statues qui correspondent aux personnes que la société actuelle a effectivement envie de commémorer", a ajouté Marie Toussaint.

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