Européennes : l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin apporte son soutien à Emmanuel Macron

Toujours membre des Républicains, Jean-Pierre Raffarin assure, dans un entretien publié lundi soir par "Le Figaro", qu'il ne s'agit pas "d'un engagement de politique intérieure".

Jean-Pierre Raffarin discute avec Emmanuel Macron, le 28 avril 2017, lors d\'une visite à Montmorillon (Vienne).
Jean-Pierre Raffarin discute avec Emmanuel Macron, le 28 avril 2017, lors d'une visite à Montmorillon (Vienne). (GUILLAUME SOUVANT / AFP)

Un nouveau renfort venu de la droite pour Emmanuel Macron. Jean-Pierre Raffarin a annoncé, lundi 4 mars, dans un entretien au Figaro, qu'il apportait son soutien au chef de l'Etat en vue des élections européennes de mai. "Je ne dispose que du texte [la tribune] écrit par le président, explique l'ancien Premier ministre (2002-2005) de Jacques Chirac. Mais il s'agit du projet européen le plus abouti. J'adhère au constat, à la vision et au projet. C'est donc le projet du président que je soutiendrai sans aucune hésitation."

Toujours membre des Républicains, Jean-Pierre Raffarin précise qu'il ne s'agit pas "d'un engagement de politique intérieure". Son annonce intervient après que le président du parti, Laurent Wauquiez, lui a demandé, durant le week-end, de faire "connaître (sa) position sur la campagne des européennes".

"Il ne s'agit pas d'adhérer à LREM"

Pourquoi ne pas soutenir la liste des Républicains ? "L'action européenne est davantage entre les mains de l'exécutif, au Conseil européen, que dans celle des partis, répond l'ex-sénateur chiraquien. Aujourd'hui, affaiblir le président français, c'est affaiblir la France." Par ce soutien, il dit vouloir lutter contre "la menace de déconstruction qui pèse sur l'Union européenne"

Soutien d'Alain Juppé lors de la primaire de la droite, théoricien de la "droite constructive" après l'élection d'Emmanuel Macron, Jean-Pierre Raffarin dit souhaiter "que le centre-droit soit représenté" sur la liste LREM élargie aux composantes et soutiens de la majorité. Pour lui, "il ne s'agit pas d'adhérer à LREM", car il "reste partisan pour la France d'un centre-droit fort".