Tribune d'Emmanuel Macron : "Liberté, protection et progrès" pour "une renaissance européenne"

Le président de la République publie lundi une tribune sur les sites de plusieurs quotidiens régionaux français et européens. Elle s'articule autour de trois valeurs : la liberté, la protection et le progrès.

Le président de la République lors d\'un discours à l\'Elysée, le 27 février 2019.
Le président de la République lors d'un discours à l'Elysée, le 27 février 2019. (MAXPPP)

Brexit, démocratie, immigration, préférence européenne, banque européenne du climat... Tels sont les thèmes évoqués par le président français Emmanuel Macron dans une tribune publiée lundi 4 mars sur les sites de la presse quotidienne régionale du groupe Ebra (neuf quotidiens régionaux répartis sur toute la façade est de la France, dont Le Dauphine Libéré, Le Progrès, Les Dernières Nouvelles d'Alsace...), sur Le Parisien ainsi que dans plusieurs quotidiens européens, et que franceinfo s'est procurée. La tribune, intitulée "Pour une renaissance européenne", s'articule autour d'un triptyque : "La liberté, la protection et le progrès." Le chef de l'État plaide notamment pour la création "d'une Agence européenne de protection des démocraties", pour "remettre à plat l’espace Schengen", pour un "bouclier social européen", ainsi que pour la création d'une "Banque européenne du climat".

Agence européenne de protection des démocraties

En introduction de sa tribune, le chef de l'État évoque, en référence au Brexit, "les exploiteurs de colère, soutenus par les fausses informations, promettant tout et son contraire" quand, selon Emmanuel Macron, "l'Europe est un projet inédit de paix, de prospérité et de liberté" : "Les nationalistes se trompent quand ils prétendent défendre notre identité dans le retrait de l’Europe."

Le programme européen du président français s'articule autour du triptyque suivant : "la liberté, la protection et le progrès". Dans le paragraphe consacré à la liberté, Emmanuel Macron "propose que soit créée une Agence européenne de protection des démocraties qui fournira des experts européens à chaque État membre pour protéger son processus électoral contre les cyberattaques et les manipulations. Dans cet esprit d’indépendance, nous devons aussi interdire le financement des partis politiques européens par des puissances étrangères. Nous devrons bannir d’internet, par des règles européennes, tous les discours de haine et de violence, car le respect de l’individu est le fondement de notre civilisation de dignité."

Créer une "police des frontières" européenne

La notion de protection est évoquée par le chef de l'État pour "remettre à plat l’espace Schengen" notamment en créant "une police des frontières commune et un office européen de l’asile (...) sous l’autorité d’un Conseil européen de sécurité intérieure". Emmanuel Macron espère également pouvoir "sanctionner ou interdire en Europe les entreprises qui portent atteinte à nos intérêts stratégiques et nos valeurs essentielles, comme les normes environnementales, la protection des données et le juste paiement de l’impôt". Pour cela il évoque la notion de "préférence européenne".

Dernière valeur portée par le président Macron dans sa tribune, celle de "progrès". Selon le chef de l’État, "l’Europe doit instaurer pour chaque travailleur, un bouclier social lui garantissant la même rémunération sur le même lieu de travail, et un salaire minimum européen, adapté à chaque pays et discuté chaque année collectivement". L'environnement est également évoqué avec la volonté de créer une "Banque européenne du climat pour financer la transition écologique". Enfin, afin de "réguler les géants du numérique", Emmanuel Macron propose de créer "une supervision européenne des grandes plateformes".