Cérémonie d'investiture : Emmanuel Macron doit dire "quel sens il donne" à ce second mandat, selon Patrice Duhamel, éditorialiste politique

La cérémonie d'investiture d'Emmanuel Macron se tiendra ce samedi 7 mai à 11 heures.

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Radio France
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Emmanuel Macron, le soir de sa réélection, le 24 avril 2022. (ANNA MARGUERITAT / HANS LUCAS / AFP)

"Il sera intéressant de voir quel sens il [Emmanuel Macron] donne à ce second mandat", analyse Patrice Duhamel, invité samedi 7 mai sur franceinfo. Sens qui n'a pas été clairement exprimé pendant la campagne pour la présidentielle. Autre symbole important, pendant cette cérémonie d'investiture, selon Patrice Duhamel : "qui sont les 500 invités du président ?" Parmi eux, les anciens chefs de l'État Nicolas Sarkozy et François Hollande, une manière de montrer une "continuité" et d'appeler à "l'unité nationale et au rassemblement", selon l'éditorialiste politique. Emmanuel Macron a aussi invité des soignants, "c'est très important", selon Alain Duhamel, "de voir quels sont les signaux que veut donner le président".

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Pour Alain Duhamel, ce sont surtout les 100 premiers jours de son mandat qui seront déterminants, pour voir quelles seront les "priorités" du président. "Les 100 jours s'imposent au président. Le regard que les Français portent sur le début du mandat, sur le style du président, même s'il se renouvelle", se jouent dans ces 100 jours, y compris pour un second mandat. "On a entendu dans sa courte campagne Emmanuel Macron dire : 'je vais changer, je serai moins jupitérien, je serai moins en première ligne'", et de fait, pendant ces 100 jours, selon Patrice Duhamel, les présidents "laissent d'avantage d'autonomie à leur Premier ministre".

Le choix du Premier ministre sera, lui aussi, déterminant, d'après Patrice Duhamel. "On verra si c'est un Premier ministre qui sera aux manettes, selon l'article 20 de la Constitution" ou si c'est "une sorte de super directeur de cabinet". "C'est un choix institutionnel que fait le président de la République", selon l'historien politique.

Au-delà du contexte international et de la guerre en Ukraine, il sera intéressant de voir, selon Patrice Duhamel, "le choix des premières décisions". "Est-ce qu'il va immédiatement annoncer, avec le gouvernement, une série de mesures pour le pouvoir d'achat ? Est-ce qu'il va engager tout de suite la concertation pour la réforme des retraites, ou est-ce qu'il va attendre la rentrée de septembre ?"

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