Assemblée nationale : l’absence d’une majorité absolue "n’est pas un drame" selon Dominique Rousseau

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Assemblée nationale : l’absence d’une majorité absolue "n’est pas un drame" selon Dominique Rousseau
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Dominique Rousseau, professeur de droit constitutionnel et ancien membre du conseil de la magistrature, décrypte, sur le plateau du 23h de Franceinfo jeudi 23 juin, les conséquences de l’absence d’une majorité absolue à l’Assemblée nationale. 

Invité sur le plateau du 23h de Franceinfo jeudi 23 juin, Dominique Rousseau, professeur de droit constitutionnel et ancien membre du conseil de la magistrature, revient sur les résultats des élections législatives et l’absence de majorité absolue à l’Assemblée nationale. "Ce n’est pas un drame. Dans tous les autres pays européens, au Parlement, il n’y a pas de majorité absolue. Et la ​Constitution de 1958 a été précisément rédigée dans l’hypothèse où il n’y aurait pas de majorité absolue. Je rappelle que de 1958 à 1962, il n’y avait pas de majorité absolue au Parlement", souligne-t-il. 

Emmanuel Macron "n’a pas posé d’ultimatum"

Dominique Rousseau analyse aussi la prise de parole d’Emmanuel Macron mercredi 22 juin. L’ancien membre du conseil de la magistrature estime que le chef de l’État "est dans le jeu normal de toutes les démocraties parlementaires où le président de la République, après les résultats d’une élection où il n’y a pas de majorité absolue, invite le chef du groupe le plus important, donc aujourd’hui c’est Ensemble, à constituer un gouvernement et à voir si avec d’autres groupes il y a une coalition possible, hypothèse allemande, ou bien, s’il n’y a pas de coalition, s’il y a des majorités en fonction des textes. C’est tout simplement ce qu’a dit le président de la République, il n’a pas posé d’ultimatum", déclare-t-il. 

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