Un proche d'Alexandre Benalla dément avoir déplacé son coffre-fort disparu

Devant les juges, Alexandre Benalla avait expliqué avoir demandé à "un ami" "de récupérer tout ce qui pouvait être volé (...) et notamment les armes" avant sa garde à vue.

Alexandre Benalla, lors de son audition organisée le 21 janvier 2019 au Sénat.
Alexandre Benalla, lors de son audition organisée le 21 janvier 2019 au Sénat. (ALAIN JOCARD / AFP)

Circulez, il n'y a rien à voir. Le militaire Chokri Wakrim, impliqué dans un contrat négocié par Alexandre Benalla avec un sulfureux oligarque russe, a démenti jeudi 14 février avoir déplacé le coffre-fort de son ami juste avant une perquisition effectuée l'été dernier, comme l'en accuse Libération. Chokri Wakrim "mettra en œuvre toutes les procédures nécessaires afin de rétablir son honneur et sa réputation", indique son avocat dans un communiqué, et il "se tient, sereinement, à l'entière disposition de la justice".

Placé en garde à vue le vendredi 20 juillet dans l'enquête sur les violences du 1er-Mai, Alexandre Benalla avait déclaré posséder des armes dans une armoire forte. Mais les policiers ne l'avaient pas trouvée durant leur perquisition à son domicile, menée le samedi matin après l'échec d'une première tentative la veille au soir en présence de l'intéressé, qui n'avait pas les clés.

Des armes cachées par "souci de sécurité"

Alexandre Benalla avait ensuite expliqué devant les juges d'instruction qu'il avait, avant sa garde à vue, demandé à "un ami" d'aller chercher sa femme et "de récupérer tout ce qui pouvait être volé (...) et notamment les armes", par "souci de sécurité" car son domicile avait été identifié par les journalistes. Le parquet de Paris et les juges ont jusqu'ici refusé d'étendre les investigations à cette disparition du coffre.

Chokri Wakrim est par ailleurs convoqué vendredi 15 février par la brigade criminelle dans l'enquête sur les conditions d'enregistrement d'une conversation entre Alexandre Benalla et Vincent Crase, ex-employé de LREM et gendarme réserviste également mis en examen pour les violences du 1er-Mai. Cette rencontre, le 26 juillet, se tenait en violation de leur contrôle judiciaire.