Alexandre Benalla sera jugé en septembre pour les violences commises lors de la manifestation du 1er mai 2018 et l'affaire des passeports

Pour une "bonne administration de la justice", le tribunal correctionnel a ordonné mardi la jonction des deux affaires, lors d'une audience de procédure.

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Alexandre Benalla arrive au palais de justice de Paris, le 19 février 2019. (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

Alexandre Benalla sera jugé du 13 septembre au 1er octobre pour les violences commises lors de la manifestation du 1er mai 2018 et l'utilisation frauduleuse de passeports diplomatiques, a annoncé le tribunal correctionnel de Paris, mardi 4 mai. Pour une "bonne administration de la justice", le tribunal a ordonné mardi la jonction des deux affaires, lors d'une audience de procédure. Le procès se tiendra devant la 10e chambre correctionnelle les après-midi du 13 au 16 septembre inclus, du 22 au 24 septembre inclus, puis du 27 septembre au 1er octobre inclus.

Alexandre Benalla est accusé d'avoir frappé des manifestants en marge du défilé du 1er-Mai à Paris, un couple place de la Contrescarpe et deux personnes au Jardin des plantes. L'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron, âgé de 29 ans et reconverti dans le privé, comparaîtra dans ce premier volet pour "violences en réunion, immixtion sans titre dans l'exercice d'une fonction publique, port d'arme, usage public et sans droit d'un insigne, violation du secret professionnel et divulgation d'images de vidéoprotection".

Trois autres procédures encore en cours

A son côté, Vincent Crase, ex-salarié de La République en marche, sera poursuivi pour "violences en réunion, usage public et sans droit d'un insigne, port d'arme prohibé et suppression de données". Deux anciens hauts gradés de la Préfecture de police de Paris, soupçonnés d'avoir remis à Alexandre Benalla les images de vidéosurveillance de la place de la Contrescarpe, seront jugés pour "divulgation d'images de vidéoprotection et violation du secret professionnel".

Concernant le second volet, Alexandre Benalla sera jugé pour "faux, usage de faux en écriture et usage public sans droit d'un insigne". Il est accusé d'avoir continué à utiliser pendant plusieurs mois des passeports diplomatiques, après son licenciement de l'Elysée le 20 juillet 2018.

Outre ces deux affaires, trois autres procédures judiciaires concernant l'ancien collaborateur du président sont encore en cours. Une procédure pour "manquement aux obligations déclaratives à la HATVP (Haute Autorité pour la transparence de la vie publique)" a été classée sans suite en février 2020.

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