Affaire Benalla : Griveaux dénonce "beaucoup de contre-vérités" dans le rapport du Sénat (qu'il n'a pas lu)

Le porte-parole du gouvernement a esquivé les questions des journalistes sur le rapport du Sénat dans l'affaire Benalla, mercredi.

Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, le 30 janvier 2019 à Paris.
Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, le 30 janvier 2019 à Paris. (LUDOVIC MARIN / AFP)

Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a dénoncé, mercredi 20 février, "beaucoup de contrevérités" dans le rapport d'enquête du Sénat sur l'affaire Benalla, du nom de l'ex-chargé de mission d'Emmanuel Macron"L'Elysée aura l'occasion d'apporter des réponses factuelles", a-t-il déclaré, précisant ensuite que cela sera fait "rapidement", mercredi ou jeudi. Pressé de questions sur ces "contrevérités", le ministre a botté en touche, reconnaissant qu'il n'avait pas lui-même pris connaissance du rapport, mais qu'il n'en avait eu que des échos.

Ce n'est pas la seule maladresse commise par Benjamin Griveaux lors de sa prise de parole. "Nous sommes très attachés à la séparation stricte des pouvoirs dans notre pays (...) Mais je trouve curieux que les assemblées aient à se prononcer sur l'organisation du pouvoir exécutif. Si le pouvoir exécutif se prononçait sur l'organisation du travail des assemblées, on crierait à la fin de la séparation des pouvoirs", a par ailleurs regretté Griveaux.

C'est oublier un peu vite que l'article 24 de la Constitution indique que "le Parlement vote la loi. Il contrôle l'action du gouvernement. Il évalue les politiques publiques". Les sénateurs de la commission d'enquête sont donc constitutionnellement dans leur rôle lorsqu'ils s'interrogent sur le fonctionnement du pouvoir exécutif.