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Cohue médiatique à la Fête de l'Huma autour de Royal, Aubry et Montebourg

Comme prévu, les trois candidats à la primaire PS, Ségolène Royal, Martine Aubry et Arnaud Montebourg se sont rendus à tour de rôle samedi à la Fête de l'Humanité, poursuivis dans les allées par une meute impressionnante de journalistes
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France Télévisions Rédaction Afrique
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Martine Aubry pose avec un visiteur, le 17 septembre, à La Courneuve. (JACQUES DEMARTHON / AFP)

Comme prévu, les trois candidats à la primaire PS, Ségolène Royal, Martine Aubry et Arnaud Montebourg se sont rendus à tour de rôle samedi à la Fête de l'Humanité, poursuivis dans les allées par une meute impressionnante de journalistes

Se rendant sur le stand du Parti de gauche, présidé par Jean-Luc Mélenchon, Ségolène Royal, la plus matinale, a souligné samedi ses "deux points de convergences" avec le Front de gauche : la réforme bancaire et l'interdiction des licenciements boursiers. "Elle l'a fait, a raconté Jean-Luc Mélenchon, tout sourire "dans une attitude qui n'est pas l'attitude de l'arrogance que nous avons pu voir l'autre soir à la télé", allusion au premier débat des primaires, jeudi soir, sur France 2.

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Poursuivi lui aussi par une nuée de photographes et de cameras en parcourant les allées de la fête, M. Mélenchon s'est déclaré "content" des propositions de Mme Royal parlant de "radicalité concrète" tout en assurant ne pas vouloir "se mêler de la primaire".

Mme Royal, après de 50 minutes de visite a le site de La Courneuve où elle n'était pas venue en 2006 lors de la précédente primaire, a répondu aux journalistes en partant qu'elle ne venait "pas chercher des voix", mais "souligner des convergences" pour "rassembler toutes les gauches".

A son arrivée vers 10h00, la région Poitou -Charentes, en veste rouge, avait été accueillie par Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, qui déclarait vendredi soir, sur France 3, que le débat de jeudi soir l'avait laissé sur sa "faim".

Après Ségolène Royal, c'est Martine Aubry, une écharpe rouge à pois blancs autour du cou, qui a fait son apparition à la Courneuve accompagnée de son époux. La maire de Lille a affirmé qu'elle ferait "tout pour le rassemblement" en vue du second tour de la présidentielle. "Il faut une gauche avec toutes ses sensibilités, c'est la condition de la victoire", a-t-elle dit.

Aubry se pose en habituée de la fête de l'Huma

Sa venue au stand du Parti communiste où l'attendait une dizaine d'élus et de personnalités de gauche, dont Harlem Désir et Clémentine Autain, a provoqué une bousculade générale dans la salle où de nombreux militants venaient d'assiter à un débat. Martine Aubry, derrière François Hollande dans les sondages, en a profité pour adresser une pique au député de Corrèze, absent de la manifestation. "Pour un responsable de gauche, on doit être là où il y a la gauche. Et à la Fête de l'Humanité, il y a la gauche", a-t-elle dit, soulignant qu'elle y venait depuis quarante ans.

Dans son discours de bienvenue, le secrétaire national du Parti communiste, Pierre Laurent, avait appelé ses partenaires socialistes et écologistes à "être de gauche", en particulier face à la crise. "L'Histoire jugera sévèrement ceux qui sont restés sur le quai à regarder leurs souliers", a-t-il prévenu.

L'arrivée de Martine Aubry, en début d'après-midi, avait provoqué une cohue médiatique qui a compliqué sa visite de la fête. Si l'accueil a été plutôt chaleureux, des cris hostiles, comme "PS-Medef", ont fusé. Nombreux étaient les militants communistes à s'étonner d'"un tel déchaînement médiatique". "Elle fera la même chose que Nicolas Sarkozy, ça ne changera pas grand chose", a regretté l'un d'eux.

"C'est n'importe quoi", avait lancé auparavant une militante du Front de gauche, à propos de "toutes ces caméras" et micros autour de Mme Royal, assurant qu'"au premier tour, on se sera tous derrrière Jean-Luc Mélenchon !".

Ce "show médiatique n'a ni queue, ni tête", a estimé un autre militant de gauche, qui n'a pas regardé le débat de jeudi sur les primaire car la télévision lui donne de "l'urticaire".

Après Martine Aubry, Arnaud Montebourg, est à son tour venu tester sa côte de popularité à la Fête de l'Huma. Un débat sur la démondialisation attendait le candidat à la primaire socialiste qui n'a pas manqué de souligner son ancrage à gauche aux côtés de Jean-Luc Mélenchon.

Pour ce dernier, acclamé par des "Mélenchon président, Mélenchon présidons!", "c'est une grave et lourde erreur de croire que l'on peut parler au pays sans s'adresser au Front de gauche". Le transfuge du PS visait particulièrement François Hollande mais aussi Manuel Valls et Jean-Michel Baylet, absents de ce rassemblement populaire.

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