Christine Boutin taclée par la Fierté Gay de Montréal

La présidente du Parti Chrétien-Démocrate, Christine Boutin, a été critiquée lors du défilé de la Fierté gay ce week-end à Montréal.

Christine Boutin est considérée comme homophobe par des associations lesbiennes au Canada.
Christine Boutin est considérée comme homophobe par des associations lesbiennes au Canada. (MICHEL VIATTEAU / AFP)

La présidente du Parti Chrétien-Démocrate, Christine Boutin, a été critiquée lors du défilé de la Fierté gay ce week-end à Montréal.

Des associations lesbiennes ont profité de l'évènement pour dénoncer des hommes et des femmes politiques qu'elles considèrent comme homophobes. Sur des affiches, elles ont dénoncé des phrases choc prononcées par certains politiques, dont plusieurs femmes. Notamment la fameuse phrase de la députée française Christine Boutin: "Les civilisations qui ont reconnu l'homosexualité ont connu la décadence".

La présidente du Parti Chrétien-Démocrate a été mise dans le même panier que l'Américaine Michele Bachman, membre de l'ultra-conservateur Tea Party et candidate à l'investiture républicaine pour l'élection présidentielle de 2012. Mme Bachmann avait dit : "Les gays sont dans les plans de Satan". Ou encore Alessandra Mussolini, députée et petite-fille de l'ancien dictateur italien: "Il vaut mieux être fasciste que pédé".

Christine Boutin est connue pour sa bataille contre le PACS et sa farouche opposition au mariage homosexuel. Pour la candidate à la présidentielle française, "le mariage est fondé depuis le Code civil sur un homme et une femme". Elle estime qu'autoriser le mariage homosexuel est la porte ouverte à l'adoption par un couple de même sexe. "L'intérêt de l'enfant est d'avoir un papa et une maman", martèle-t-elle dans une interview au JDD.

"Ce n'est pas du tout ma foi qui me conduit à prendre cette position. C'est la réalité historique, biologique, psychologique. Pas du dogmatisme ou de l'idéologie", explique-t-elle dans la même interview.

Dans son programme pour 2012, elle va plus loin: "Pour faire de la famille la cellule de base de la société, le pivot de l'action politique, il faut : penser toutes les politiques sectorielles (logement, environnement, enseignement, transports...etc.) en fonction de leur incidence sur l'équilibre de la famille."