Bruno Le Maire souhaite renforcer la régulation des concessions autoroutières

Interrogé jeudi par la commission d'enquête du Sénat sur les concessions autoroutières, le ministre de l'Economie a plaidé pour l'instauration de contrats plus courts avec les gestionnaires privés.

Des voitures a l\'arrêt dans des embouteillages sur l autoroute A7 au niveau de Valence (Drôme), le 11 juillet 2020.
Des voitures a l'arrêt dans des embouteillages sur l autoroute A7 au niveau de Valence (Drôme), le 11 juillet 2020. (NICOLAS GUYONNET / HANS LUCAS)

Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, a plaidé jeudi 16 juillet pour un renforcement de la régulation des concessions autoroutières"Le modèle de délégation de service public à des entreprises privées a apporté la preuve de son efficacité mais la condition, c'est que la régulation soit améliorée", a déclaré le ministre devant la commission d'enquête du Sénat sur les concessions autoroutières.

"Pour que le concessionnaire ne bénéficie pas d'une sur-rentabilité", le locataire de Bercy a notamment proposé de réduire la durée des contrats à 15 ans pour des infrastructures "qui ne nécessitent pas d'investissement massif dans les années à venir" et d'instaurer une "clause de rendez-vous tous les cinq ans qui permet de réévaluer les taux de retour sur investissements cibles".

Bruno Le Maire, qui était directeur de cabinet de l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin, de 2006 à 2007, au moment de la privatisation des sociétés d'autoroutes, a par ailleurs jugé que cette opération avait été "réussie". "Nous avons un des meilleurs réseaux autoroutiers au monde", a-t-il jugé. Le ministre a également fermé la porte à toute renationalisation de ces grands axes routiers. "L'Etat n'a pas vocation à gérer des autoroutes", a-t-il assuré, estimant qu'elle aurait un coût "considérable pour les finances publics, compris entre 45 et 50 milliards d'euros" et "serait un très mauvais investissement".