Benoît Hamon lance une consultation citoyenne pour structurer son mouvement politique

Pour structurer et développer son mouvement politique créé dans la foulée de l’élection présidentielle, Benoît Hamon lance lundi 23 octobre une "grande consultation citoyenne".

Benoît Hamon, à Grenoble le 20 octobre 2017, auprès des salariés de General Electric, menacés par un plan social.
Benoît Hamon, à Grenoble le 20 octobre 2017, auprès des salariés de General Electric, menacés par un plan social. (MAXPPP)

Benoît Hamon lance lundi 23 octobre une "grande consultation citoyenne". Il s’agit pour lui de structurer et développer son mouvement politique, le "mouvement du 1er juillet", créé dans la foulée d'une présidentielle qui s'est achevée sur un échec cuisant : 6,28%, soit le pire score d'un socialiste sous la Ve République.

"Mal préparé", il aurait payé son image d’héritier

L’homme a depuis quitté le PS, mais aussi le devant de la scène politique et veut visiblement solder le passé, en espérant repartir du bon pied. Inutile de lui demander d’autopsier une campagne ratée. "Ma vraie erreur, dit Benoît Hamon, a été de ne pas rompre avec l'appareil du PS dès le lendemain de la primaire. On était tellement peu désirables collectivement qu'il fallait être vraiment convaincu pour voter pour moi."

Benoît Hamon aurait donc payé son image d'héritier et reconnaît qu'il était "mal préparé". Écologie, Europe, travail : sur le fond, l’homme ne renie rien. Il continue par ailleurs à croire au revenu universel d’existence, "sécurité sociale du XXIe siècle".

"La gauche, dans l'esprit des gens, assure-t-il, c'est Mélenchon et Benoît Hamon." 

Une salariée pour 30 000 adhérents

Son mouvement revendique 30 000 adhérents mais ne compte qu'une salariée : il faut, selon lui, "se développer", "ne pas reproduire le petit enclos de la gauche du PS", mais sans céder aux sirènes d’un mouvement horizontal. Plutôt, repartir de zéro dans les zones blanches : Hauts-de-France, Grand-Est, Paca, où la gauche a totalement disparu. Et puis, retrouver de la visibilité médiatique et  fédérer une gauche éparpillée façon puzzle, où chacun veut rassembler, mais dans son coin. Même Yannick Jadot, l'allié de la campagne, a pris ses distances pour constituer un pôle écologiste européen. Le "mouvement du 1er juillet" de Benoît Hamon devrait changer de nom, à l'occasion non pas d’un congrès, qui ferait trop "ancien monde", mais "un moment politique de fondation" les 2 et 3 décembre prochain.