Requalification en viol de violences commises par un policier municipal : l'affaire Théo a-t-elle influencé les magistrats ?

Dans l'affaire d'un policier municipal jugé pour violences à Drancy (Seine-Saint-Denis), le tribunal de Bobigny a pris une décision rarissime ce lundi 20 février : requalifier en viol les faits. La justice a-t-elle tenu compte du contexte très sensible de l'affaire Théo ?

France 2

Le tribunal de Bobigny a pris une décision rarissime ce lundi 20 février : requalifier en viol des faits commis par un policier à Drancy (Seine-Saint-Denis) et jusque-là considérés comme des violences aggravées. "C'est un peu comme si subitement, la justice décidait d'ouvrir les yeux et surtout de voir certaines évidences. Depuis deux ans, la justice regardait cette affaire comme un simple délit et cet après-midi elle a osé prononcer les mots de viol et de crime. Évidemment, pour le policier la peine encourue n'est absolument pas la même. On passe éventuellement à 20 ans de réclusion criminelle", explique Dominique Verdeilhan en direct du tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis).

Un signal fort d'apaisement de la justice

Le dossier va retourner à l'instruction avec une longue procédure. "Un procès d'assises n'est donc pas prévu pour demain, mais en tout cas la justice a envoyé aujourd'hui un signal fort d'apaisement. C'est un virage parce qu'on ne peut pas s'empêcher de faire le rapprochement avec un dossier similaire qui est à l'instruction ici même à Bobigny, celui du jeune Théo", conclut le journaliste.

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Manifestation contre les violences policières à Nantes, le 11 février 2017. (JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP)