Présidentielle 2022 : à Perpignan, Anne Hidalgo défend une France "juste" et "réunie"

"Sans union, il n'y a pas de destin pour la gauche, mais sans la gauche, ce n'est plus la France, ce n'est plus la démocratie", a déclaré la candidate socialiste.

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La candidate socialiste à la présidentielle Anne Hidalgo, le 12 décembre 2021, à Perpignan (Pyrénées-Orientales). (LIONEL BONAVENTURE / AFP)

"No pasaran !" a lancé Anne Hidalgo, dimanche 12 décembre, en meeting à Perpignan (Pyrénées-Orientales), reprenant le slogan des antifascistes espagnols. La candidate PS à l'élection présidentielle a défendu sa candidature face "aux candidats de l'intolérance" contre lesquels elle a promu une France "juste" et "réunie". Elle a également appelé de nouveau à l'union de la gauche.

"Je suis la candidate d'une colère que je veux transformer en espoir."

Anne Hidalgo, candidate PS

pendant son meeting à Perpignan

"Je veux une France juste parce que réunie, une France réunie parce que juste", a-t-elle d'emblée déclaré, devant un millier de personnes rassemblées au Palais des congrès de Perpignan, ville détenue par le RN. "Je viens, disent-ils, dans un fief de l'extrême droite, dans un milieu hostile, dans une ville vouée au repli. Mais il n'y a pas de fief en France, il n'y a pas de chasse gardée, de terre interdite. Il n'y a qu'une République !" a-t-elle affirmé.

"Sans union, il n'y a pas de destin pour la gauche"

Elle a lancé "un appel à l'unité de la France", se présentant en candidate "de la concorde", "de la réconciliation de la France avec elle-même et de l'apaisement d'une France divisée". Anne Hidalgo, qui a proposé sans succès mercredi une primaire à ses concurrents de gauche, a soutenu que c'est "le seul chemin qui permet de se rassembler".

"Sans union, il n'y a pas de destin pour la gauche, mais sans la gauche, ce n'est plus la France, ce n'est plus la démocratie. Nous allons tout tenter pour réaliser cette union", a-t-elle promis. "Il nous reste le temps de débattre fraternellement devant les citoyens, de nous soumettre à leur verdict et de l'accepter", a-t-elle assuré avant d'appeler au sursaut. "La division, c'est la résignation, c'est l'impuissance, c'est l'abstention. Alors : réveillez-vous ! Mesurez le danger qui nous guette !"

La candidate a évoqué "dans un cauchemar ultime, une victoire de l'extrême droite", qui "reléguerait la France au rang des petits pays xénophobes et racistes". "Cette France qui recule n'est pas la nôtre ! Cette nation confite dans une nostalgie agressive n'est pas la nôtre ! Cette France au passé falsifié n'est pas la nôtre !", a-t-elle scandé avant de proclamer : "Sur cette terre qui chante au vent d'Espagne, avec cet accent qui est celui de la liberté, je vous le dis avec toute mon âme : no pasaran ! [ils ne passeront pas]"

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