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Affaire Karachi : le patrimoine des Balladur intrigue le juge Van Ruymbeke

Selon L'Express.fr, Edouard et Marie-Josèphe Balladur devront s'expliquer sur l'achat comptant d'une grande maison dans le Calvados en 1996, pour un montant de 7,3 millions de francs (1,1 million d'euros).

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France Télévisions
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L'ancien premier ministre Edouard Balladur accompagné de sa femme et de son directeur de cabinet de l'époque, Nicolas Bazire, à Rouen (Seine-Maritime) le 4 novembre 1995. (JOEL SAGET / AFP)

L'enquête sur le dossier Karachi s'oriente vers le couple Balladur. Selon L'Express.fr mardi 25 octobre, l'ancien premier ministre et son épouse pourraient être interrogés dans le cadre de cette affaire de corruption présumée en marge de contrats d'armement français au Pakistan.

Le juge d'instruction Renaud Van Ruymbeke a demandé à la police de se renseigner sur l'achat comptant par Marie-Josèphe Balladur d'une maison de treize pièces avec salle de projection, tennis et piscine pour 7,3 millions de francs (soit 1,1 million d'euros) en juin 1996, à Tourgéville (Calvados). A l'époque, elle possédait déjà une autre demeure d'une dizaine de pièces à Deauville (Calvados). 

Autre fait troublant : l'homme qui dit avoir mis en relation les vendeurs de la maison et le couple Balladur n'est autre que Thierry Gaubert, alors collaborateur de l'ex-premier ministre et aujourd'hui mis en examen dans le volet rétrocommissions de l'affaire.

Balladur dit "tout ignorer" de l'affaire

Renaud Van Ruymbeke soupçonne donc le couple Balladur d'avoir bénéficié de détournements présumés de commissions légales convenues en marge d'une vente de sous-marins au Pakistan et de frégates en Arabie saoudite dans les années 1990. 

Le juge croit possible le retour en France d'une partie de cet argent via des comptes off-shore au Luxembourg et, enfin, des retraits d'espèces en Suisse. Il a d'ores et déjà démontré que trois millions d'euros en liquide, d'origine mystérieuse, avaient été versés dans les comptes de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995.

L'ancien premier ministre, qui n'a jamais été interrogé par la police, a dit à une mission d'information parlementaire et à la presse qu'il ignorait tout de ces affaires de rétrocommissions. Selon lui, les versements en espèces effectués pendant sa campagne, dont Nicolas Sarkozy était porte-parole, s'expliquent par la vente de gadgets et de T-shirts ou par les dons recueillis lors de meetings électoraux.

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