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Argent libyen : Sarkozy qualifie les accusations de Takieddine de "manœuvre nauséabonde"

Le candidat à la primaire à droite évoque une "grossière manipulation" de la part de l'homme d'affaires franco-libanais.

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France Télévisions
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Nicolas Sarkozy s'exprime lors d'un meeting à Nice (Alpes-Maritimes), le 15 novembre 2016. (CITIZENSIDE / ERICK GARIN / AFP)

Nicolas Sarkozdément formellement les dires de l'homme d'affaires Ziad Takieddine, qui affirme lui avoir remis de l'argent libyen avant la présidentielle de 2007. L'ancien chef de l'Etat a indiqué, mercredi 16 novembre, qu'il engagerait des poursuites contre l'intermédiaire franco-libanais.

"C'est une manœuvre nauséabonde pour interférer dans la primaire de la droite et du centre, a déclaré Nicolas Sarkozy dans un entretien publié sur le site du Figaro (article abonnés). J'opposerai donc le mépris à ces injures et à cette grossière manipulation. La justice en sera saisie."

Du "mépris" pour "l'officine" Mediapart

Le candidat à l'investiture de la droite pour la présidentielle de 2017 a, par ailleurs, tenu des propos peu amènes envers le site d'information Mediapart, qui a diffusé l'entretien filmé dans lequel Ziad Takieddine détaille ses accusations.

"Je n'ai que mépris pour cette officine qui depuis des années essaye sans succès de me salir, dit-il. A chaque fois, ce sont des informations sans fondement qui sont démenties par les faits", assure-t-il, rappelant que Ziad Takieddine a par le passé affirmé ne pas l'avoir rencontré après 2003.

Takieddine ressort libre

Dans son entretien à Mediapart, Ziad Takieddine s'en prend violemment à Nicolas Sarkozy, auquel il reproche de vouloir briguer un nouveau mandat. "Pourquoi et comment se fait-il qu'un type comme celui-là puisse prétendre encore une fois à la présidence de la République ? Le peuple français doit réagir, ça va exploser", dit-il.

L'homme d'affaires est ressorti libre mercredi des locaux de la police, après avoir été entendu par des enquêteurs. Le parquet de Paris a ouvert, en avril 2013, une information judiciaire sur un possible financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. L'enquête porte sur des chefs de corruption active et passive, trafic d'influence, faux et usage de faux, abus de biens sociaux et blanchiment, complicité et recel de ces infractions.

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