Fisc : les élus sont surveillés de près désormais

Après l'affaire Cahuzac, les mesures de contrôle du patrimoine des élus ont été durcies. La Haute autorité pour la transparence de la vie publique veille.

FRANCE 3

Le début du procès de Jérôme Cahuzac, ce lundi 8 février, réveille les souvenirs du choc qu'avait causé l'affaire début 2013. Après le scandale, il fallait moraliser la vie politique. C'est ainsi que depuis deux ans, la Haute autorité pour la transparence de la vie publique vérifie les déclarations de patrimoine des élus.

Elle passe au crible les patrimoines de quelques 9 000 élus et notamment ceux de chaque ministre. Ces derniers doivent les publier sur le web. Deux ont été épinglés : Yamina Benguigui pour 430 000 euros d'actions non déclarées et Thomas Thevenoud pour sa fameuse "phobie administrative".

L’Élysée veut en savoir plus avant un remaniement 

Une autre affaire est en cours : celle qui vise Jean-Marie Le Pen et sa fille Marine. Ils sont soupçonnés d'avoir sous-évalué la valeur de leur patrimoine immobilier. Ce délit est passible de trois ans de prison, 45 000 euros d'amende et 10 ans d'inéligibilité. La justice a dans son collimateur les dossiers de 13 parlementaires, parmi lesquels Serge Dassault et Patrick Balkany.

Pour le magistrat Eric Alt, vice-président de l'association Anticor, les lois ont permis de "petites avancées". Mais celles-ci restent "modestes", confie-t-il à France 3. En vue d'un remaniement, l’Élysée aurait transmis les noms de potentiels ministrables pour des vérifications fiscales.

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L\'ex-ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, à l\'Assemblée nationale, à Paris, le 23 juillet 2013.
L'ex-ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, à l'Assemblée nationale, à Paris, le 23 juillet 2013. (MAXPPP)