Moralisation de la vie publique : faut-il y croire ?

Anne Rosencher (L'Express) et Judith Waintraub (Le Figaro) débattent ce soir autour du projet de moralisation de la vie publique présenté par François Bayrou jeudi 1er juin.

France 3

Anne Rosencher estime que la mesure forte du projet présenté par François Bayrou est celle de l'inéligibilité temporaire pour un élu condamné suite à un manquement grave à la probité, comme "du favoritisme ou de l'abus de confiance". Judith Waintraub, elle, retient le souhait de vouloir "couper le lien entre le parquet et le pouvoir politique". La réforme annoncée par le ministre de la Justice tombe en pleine affaire Ferrand, pour laquelle une enquête préliminaire vient d'être ouverte. "Le timing était très mauvais", estime Anne Rosencher, alors que cette affaire vient remettre sur la table des pratiques qui sont justement condamnées par le projet porté par François Bayrou.

L'affaire Ferrand ne pénalise pas la majorité pour l'instant

Une affaire Ferrand qui ne semble pas, pour l'instant, avoir d'effet sur les intentions de vote, à une dizaine de jours du premier tour des élections législatives. Pour Judith Waintraub, c'est peut-être parce que "les autres partis sont mauvais et que les Français n'ont pas envie de voter pour eux malgré l'affaire Ferrand". Selon Anne Rosencher, "la séquence réussie d'Emmanuel Macron à l'étranger" est également un facteur majeur de la bonne position de La République en Marche dans l'optique des législatives.

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Richard Ferrand et Emmanuel Macron lors d'un meeting à Paris, le 6 février 2017. (MAXPPP)