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A Strasbourg, le Parlement européen s'invite aux municipales

Le maintien du Parlement européen à Strasbourg est une question récurrente, qui s'invite dans la campagne des municipales qui débute dans la capitale alsacienne. Jeudi soir, la candidate UMP a organisé un meeting, invitant le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble pour défendre le statut de Strasbourg capitale européenne. Son adversaire, le maire PS sortant, n'était en revanche pas convié.
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Radio France
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La bataille pour le maintien du siège du Parlement européen à Strasbourg s'est invitée, jeudi soir, dans la campagne des municipales lors d'un meeting organisé par la candidate UMP à la mairie. Fabienne Keller y avait invité le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, qui a déclaré notamment qu'il "existe d'autres métropoles, mais la capitale européenne des coeurs
reste Strasbourg
".

Wolfgang Schäuble était venu en voisin puisqu'il est le député (CDU) de la région d'Offenbourg, qui jouxte Strasbourg de l'autre côté du Rhin.

Mais lors de son "grand rassemblement franco-allemand ", Fabienne Keller n'a pas oublié d'égratigner son adversaire socialiste et actuel maire de Strasbourg, Roland Ries. Face aux attaques récurrentes contre le travail parlementaire à Strasbourg, "la résignation ou l'attentisme ne peuvent tenir lieu de politique ", a-t-elle notamment déclaré à l'adresse de son adversaire socialiste.

"Professionnaliser" le lobbying pro-Strasbourg auprès de l'UE

Lors de ce meeting, Fabienne Keller a proposé de mener "une véritable campagne à destination des candidats aux élections européennes qui seront dès le 25 mai les nouveaux eurodéputés " et d'oeuvrer "non seulement  (au) maintien mais surtout  (au)renforcement du Parlement européen à Strasbourg ".

Elle a notamment jugé insuffisantes les mesures mises en place par son adversaire socialiste. Depuis un an, ce dernier a lancé deux comités pour "professionnaliser " le lobbying pro-Strasbourg auprès de l'Union européenne.

Roland Ries n'avait d'ailleurs pas été invité, ce qui fait dire au maire sortant que "plus qu'un meeting franco-allemand, c'était un meeting UMP-CDU ".

Bien qu'inscrit dans le marbre des traités européens et fermement défendu par le gouvernement français, le siège du Parlement européen à Strasbourg est régulièrement remis en cause en raison notamment du surcoût des déplacements, que les opposants évaluent à plus de 180 millions d'euros.

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