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Patrimoine : au "quadrilatère Richelieu"

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France Télévisions

Des propriétés privées et des hauts lieux de notre patrimoine seront ouverts dès demain. Parmi eux a Paris, l'ancienne Bibliothèque nationale, désormais intitulée le "quadrilatère Richelieu", qui s'est lancée dans un vaste programme de modernisation.

L'avant-après travaux saute aux yeux. A droite, une moitie de la Bibliothèque nationale de 1735. A gauche, la moitié de l'îlot Richelieu en ce moment en travaux. L'architecte Labrouste a construit cette aile du bâtiment en 1860. Cette pièce sculptée il y a 3 siècles, Cette pierre sculptée est sablée à la main pour mieux la respecter. Derrière ces murs sévères, un chantier complexe de 50.000 m2.

On est sur le toit de la Bibliothèque nationale. Ici, vous avez la toiture de la salle Labrouste. C'est une des plus belles pièces de ce site classé monument historique. Les grandes machines a lumière, c'est la magie de ces lieux, comment faire descendre cette lumière naturelle.

La salle Labrouste, ici il y a 17 ans, c'est le centre de gravité de la bibliothèque. 360 places pour des chercheurs, des écrivains. Cette restauration va apporter un grand coup de lumière. Nous avons invite Nancy Green, une historienne américaine, à visiter sa salle fétiche.

C'est impressionnant.

Il a fallu un gigantesque mikado de 130 tonnes d'échaffaudage.

Je ne savais pas qu'il était la, Racine. Avant, je regardais le plafond mais je n'avais pas vu ces peintures.

D'en bas, personne ne pouvait voir le détail des peintures restaurées. Cette hirondelle a tout juste repris son envol.

On se dit qu'on a beaucoup de chance de travailler dans ces endroits. On est les seuls à découvrir des choses que d'autres ne peuvent voir.

Nous sommes à 14 mètres du sol, au plafond de cette salle de lecture monumentale et intime. La pratique va changer, le magasin recelait 230 km d'étagères de livres. Entièrement vide, des 2015, il accueillera les lecteurs.

Depuis un demi siècle, il n'y avait pas eu de travaux importants, c'était le moment de lui redonner son éclat et de l'ouvrir au public.

Les trésors, c'est dans la salle des manuscrits qu'on les apportait.

En général, je cherchais toujours une place près de la fenêtre pour mieux regarder les manuscrits. On se battait pour avoir ces places près de la lumière. On travaille mieux dans un cadre historique, ça nous parle.

Même dans les réserves aux décors plus modestes, la campagne de restauration va permettre a la lumière naturelle de rejouer son rôle.

A mon avis, c'est une couche de crasse qui s'est accumulée depuis l'origine de ce décor, elle a bien 120 ans.

200 millions d'euros de travaux plus tard, la bibliothèque sera toute propre mais surtout restructurée. Le public pourra la traverser et admirer certains de ses trésors gratuitement.

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