Un ancien médecin tue une personne et fait six blessés dans un hôpital à New York avant de se suicider

Le tireur, un médecin qui avait travaillé pour l'établissement, est entré en blouse blanche peu avant 15 heures avant d'ouvrir le feu. La personne tuée est une ancienne collègue.

Des officiers de police devant le Lebanon Hospital de New York (Etats-Unis), vendredi 30 juin 2017.
Des officiers de police devant le Lebanon Hospital de New York (Etats-Unis), vendredi 30 juin 2017. (EDUARDO MUNOZ ALVAREZ / AFP)

Un homme en blouse blanche a tué un médecin et blessé six personnes au Lebanon Hospital du Bronx à New York (Etats-Unis), vendredi 30 juin. Il s'est ensuite donné la mort, selon les autorités new-yorkaises. Le tireur était lui-même médecin et ancien employé de l'établissement, ont précisé le maire Bill de Blasio et le chef de la police James O'Neill. Selon le New York Times (en anglais), Henry Bello, 45 ans, avait été accusé de harcèlement sexuel et avait démissionné en 2015.

Le tireur aurait dissimulé son arme automatique sous sa blouse, peu avant 15 heures, alors que de nombreux patients étaient en consultation. Après le début de la fusillade, la police a rapidement bouclé le quartier et encerclé l'hôpital, en postant notamment des hommes sur les toits alentours et fouillant étage par étage. Le tireur a finalement été retrouvé mort au 17e étage "après s'être apparemment tiré lui-même dessus", a indiqué James O'Neill.

Des officiers de police dans le périmètre de la fusillade du Lebanon Hospital, vendredi 30 juin 2017 à New York (Etats-Unis).
Des officiers de police dans le périmètre de la fusillade du Lebanon Hospital, vendredi 30 juin 2017 à New York (Etats-Unis). (EDUARDO MUNOZ ALVAREZ / AFP)

Scènes de panique dans l'établissement hospitalier

Plusieurs témoins ont raconté la panique que la fusillade a provoquée. Une femme enceinte, qui avait une consultation au 14e étage, a salué la réaction du personnel. "J'ai fait ce qu'on m'a dit, et je suis saine et sauve. Ils nous ont dit d'aller dans une pièce et de nous cacher, on était barricadés, raconte Tamara, interrogée par l'AFP. Le personnel contrôlait la situation."

Au-delà de la sécurité de l'hôpital, ce drame pourrait nourrir la controverse sur le contrôle des armes aux Etats-Unis. "Dieu merci, ce n'est pas un acte de terrorisme, c'est un incident isolé, une affaire liée au travail. Ça n'en est pas moins tragique ou horrible", a déclaré le maire De Blasio, lors d'un point de presse devant l'hôpital. Il a souligné ce type d'incident est "le genre de choses qu'on a vu ailleurs dans le pays".

Le maire Bill de Blasio s\'adresse à la presse après la fusillade du Lebanon Hospital, vendredi 30 juin 2017 à New York (Etats-Unis).
Le maire Bill de Blasio s'adresse à la presse après la fusillade du Lebanon Hospital, vendredi 30 juin 2017 à New York (Etats-Unis). (YANA PASKOVA / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

Un élu démocrate du Bronx, Marcos Crespo, considère cette fusillade comme "un nouveau rappel qu'il faut en faire plus sur la question de l'accès aux armes", sur New York 1. "On ne peut pas continuer à ne rien faire."