VIDEO. "Je retiens une volonté d’apaiser la situation" : de nombreux Irakiens soulagés après l'allocution de Donald Trump

Les Irakiens veulent croire à un apaisement entre les États-Unis et l'Iran. Ils espèrent que leur pays ne devienne pas le théâtre d'une nouvelle guerre.

FRANCEINFO / RADIO FRANCE

Dans les rues de Bagdad, le soulagement est palpable jeudi 9 janvier. De nombreux Irakiens ont suivi la veille l’allocution de Donald Trump. Le président des États-Unis s’est exprimé à la suite des tirs de missiles iraniens sur deux bases en Irak abritant des soldats américains. "Ce que je retiens de l’allocution, c’est une volonté d’apaiser la situation au Moyen Orient, explique Bassam, un policier de 36 ans. Les États-Unis ne veulent pas d’une guerre dans la région et contre l’Iran, ce qui me réjouit."

Une sérénité précaire

Les tirs de missiles iraniens sont survenus cinq jours après l'assassinat du général Qassem Soleimani par les États-Unis. En quelques minutes, les Irakiens sont passés de l’angoisse à une sérénité précaire. Najem, un chauffeur de taxi, n’a rien raté du discours du président américain : "L’allocution de Trump était très froide mais il n’y avait pas de colère, ce qui signifie qu’il n’y aura pas de guerre."

Le peuple irakien veut vivre en paix, il se fiche de Trump et de l’Iran.

Najem, chauffeur de taxi à Bagdad

à franceinfo

Car les Irakiens ne veulent pas d’une guerre qui n’est pas la leur. Baida a quatre enfants et c’est à eux qu’elle a pensé en regardant Donald Trump. "J’étais très impatiente, je voulais savoir ce qu’il allait dire, explique la mère de famille, parce que c’est l’avenir de mes enfants qui est en jeu. Moi, je n’ai connu que la guerre. Celle contre l’Iran et contre le Koweït. J’ai vécu l’embargo, la fin du régime et récemment Daech. Mon mari a été tué par Al Qaida."

Rassurés par les mots du président américain, les Irakiens sont toutefois conscients qu’une guerre peut éclater à tout moment.

Dans une rue de Bagdad (Irak), le 9 janvier 2020.
Dans une rue de Bagdad (Irak), le 9 janvier 2020. (RADIO FRANCE)